6. Departamento de Produção
6.2 Estudo da NAVE 2 com base no Diagrama de Spaghetti
6.2.1 Máquinas 351 e 352
Les PKH2 (vert) et PKH26 (rouge) sont des colorants fluorescents non
toxiques qui se fixent sur les lipides des membranes sans modifier l’expression des
différents marqueurs de la cellule. Le colorant est lié de manière stable à la membrane et
permet de suivre le “homing” ou la migration des cellules injectées. A chaque division
cellulaire, l’intensité du colorant diminue de moitié.
Des cellules de rate totale de souris Balb/c, colorées au PKH2 sont injectées
dans des souris syngéniques irradiées à 650 rads. Après des temps variables, les souris
sont sacrifiées. La rate, les plaques de Peyer, les ganglions, la moelle et le sang
périphérique sont prélevés. Les différentes molécules de surface des lymphocytes T et B
sont mises en évidence par des anticorps couplés à un autre colorant fluorescent. Ces
doubles marquages permettent d’évaluer le pourcentage de cellules du donneur qui
survivent dans l’hôte irradié et de tracer une cinétique d’apparition des différents types
cellulaires dans l’animal irradié.
Le tableau n°l indique que c’est dans la rate que les cellules B du donneur se
greffent (“homing”) préférentiellement. En effet 50% des cellules totales de la rate de la
Figure 9: Pourœntage des différents types cellulaires du donneur et du receveur
dans la rate de souris Balb/c irradiées, repeuplées avec des cellules de rate
naïve marquées au PKH2.
60
40
20
H 48h
3.,JLUJ1 ■Don
^DRec
60
40
20
CD4 CD8 IgM IgD B220 HSA
H
Il , ■ , IbtiH
72 h
■ Don
□ Rec
CD4 CD8 IgM IgD B220 HSA
J5
■ Don
□ Rec
souris irradiée sont des cellules B du donneur. Un pourcentage plus faible (6 à 28%) de
cellules du donneur se greffent dans les autres organes lymphoïdes.
Tableau n°l: Pourcentage de cellules du donneur (marquées au PKH2) présentes
dans les différents organes des receveurs irradiés 24, 48 et 72 heures après le
repeuplement.
Organes 24 heures 48 heures 72 heures
Rate 43 45 50
Ganglions 14 17 25
Sang
périphérique
5 16 27
Plaques de Peyer 7 n.d. n.d.
Moelle 12 n.d. n.d.
n.d. = non déterminé.
Lorsqu’on compare les différentes populations de lymphocytes du donneur et
du receveur, on remarque que le pool des cellules T est constitué majoritairement de
lymphocytes T CD4^ du receveur, résistants à l’irradiation, les cellules T CDS"^ étant
plus radiosensibles (figure n“9).
Quant aux cellules B, on constate que la plus grande partie des cellules proviennent du
donneur. La faible proportion de cellules B du receveur qui subsiste après 24 heures
disparaît progressivement.
Vers le cinquième jour après l’irradiation, nous avons constaté l’apparition dans la rate
de l’animal d’une population importante de cellules qui ne portent aucun marqueur de
lymphocytes ni T ni B. Ces cellules sont PKH2’ et expriment des taux élevés du
marqueur HSA.
La présence de cette population cellulaire soulève de nombreuses questions:
• Quelle est l’origine de ces cellules, proviennent-elles du donneur ou du
receveur irradié?
• Vers quel type cellulaire se différencient-elles au cours de leur maturation?
• A quelle vitesse se divisent-elles?
L’origine de ces cellules reste hypothétique. Ces cellules sont PKH2' et
pourraient dès lors provenir du receveur qui subirait un important stress dû à
l’irradiation. Ce stress pourrait activer une série de mécanismes de divisions de cellules
souches d’origine lymphoïde ou non.
Ces cellules pourraient aussi appartenir au pool de cellules très immatures provenant du
donneur qui, suite à de nombreuses divisions cellulaires, perdraient rapidement le
colorant PKH2.
Dans le but d’étudier une éventuelle différenciation des cellules
en lymphocytes T ou B, nous avons transféré dans des souris Balb/c irradiées
à 650 rads ces cellules T B’ marquées au PKH2 (ces cellules provenaient d’un
receveur qui avait été irradié 5 jours plus tôt et repeuplé avec des cellules B J1 1D'°. A ce
moment la rate du receveur est constituée à 95% de ces cellules HSA''®^*”).
24, 48 et 72 heures après le transfert, les différents organes lymphoïdes du receveur sont
prélevés, les cellules sont colorées avec des anticorps spécifiques des cellules T ou des
cellules B.
L’expérience montre qu’on retrouve un pourcentage insignifiant (0.6%) de cellules
marquées au PKH2 dans le receveur. L’analyse des marqueurs de membrane de ces
cellules montre que ce sont des cellules T CD4^ radiorésistantes (0.2%) et des cellules B
HSA'° B220^ (0.4%) provenant vraisemblablement du premier donneur.
Les cellules HSA''^'^'^' T‘ B' ne se greffent pas dans un animal irradié,
probablement parce qu’elles ne possèdent pas de molécules d’adhésion ou d’antigène de
homing (L-selectin) leur permettant de traverser les veinules.
Par ailleurs, lorsqu’on transfère des cellules différenciées B220'^ HSA**' provenant d’un
individu irradié 2 semaines plus tôt, on constate que ces cellules se greffent
normalement dans le deuxième hôte irradié. Ceci suggère que les cellules immatures
HSA*'®'^*" non différenciées doivent subir une différenciation au sein du receveur irradié
avant d’être fonctionnelles dans un autre hôte irradié.
Figure 10: Evolution au cours du temps des différents marqueurs de cellules B
dans la rate de souriceaux Balb/c.
,7^
>
^ 'VVoWh^v\
,_rA
_2T
60 jours
42
29
22
15
7
4
.*-K, TV
TV
A
t
Intensité du HSA Intensité du B220
VQ
—————rIntensité de l’IgM
60 jours
42
29
22
15
7
4
JN
KnW>v
‘-t ,A.
Ml. "■“VrVIntensité de l’IgD
Le phénotype des cellules apparaissant lors des repeuplements
d’individus irradiés: expression élevée de la molécule HSA, absence d’une quelconque
expression de molécules de surface spécifiques des cellules T ou B, absence de
molécules d’adhésion, est fort semblable au phénotype des cellules de rate de souris
nouveaux-nés.
Par analogie, nous avons donc transféré dans des hôtes irradiés des cellules de
souris très jeunes.
Dans une expérience préliminaire, nous avons suivi au cours du temps
l’apparition de certains marqueurs de surface des cellules B et T dans la rate et dans la
moelle de souriceaux Balb/c.
A la naissance, toutes les cellules de la rate des souriceaux expriment
intensément le marqueur HSA. Pendant la première semaine, un petit nombre de ces
cellules expriment des marqueurs de cellules B (B220, IgM). Ensuite on observe
l’apparition progressive de cellules T et B. Les premières cellules B qui apparaissent
expriment un taux élevé de HSA et d’IgM membranaire. Au cours du temps,
l’expression de HSA et d’IgM diminue. Après deux semaines, l’IgD membranaire
apparaît sur les cellules B, elles sont alors devenues des cellules B matures (figure
n“10).
- Lorsqu’on transfère dans des souris Balb/c adultes irradiées à 650 rads des
cellules de rate HSA''®'’'*" non différenciées provenant de jeunes souris âgées de 4 jours
et marquées au PKH2, elles se greffent très mal dans le receveur irradié. Dans la rate de
l’hôte, seulement 0,2 à 2% des cellules sont des cellules du donneur. Les cellules
implantées portent à la fois les marqueurs de surface HSA, B220, IgM et IgD et sont
donc les quelques cellules B matures présentes dans la rate du souriceau.
- Par contre lorsqu’on transfère des cellules de rate provenant de souris âgées
de 12 jours ou plus, on remarque qu’un pourcentage plus grand de cellules se greffe
dans la rate de l’hôte. Comme dans le cas précédant, seules les cellules qui expriment à
la fois les marqueurs IgM, IgD, B220 et HSA s’implantent.
Figure 11 : Evolution des marqueurs HSA et B220 des cellules de rate néonatale, de
rate ou de moelle d’un receveur irrardié ou de rate adulte dans un environnement
irradié.
Les histogrammes représentent le marquage des cellules du donneur 24 et 72 h.
Rate RX 14 j.
Moelle RX 14 j.
Rate adulte totale Intensité de HSA
72 h
24 h
72 h
24 h
- Lorsqu’on suit l’évolution des marqueurs de surface HSA et B220 des
cellules B marquées au PKH2, provenant de la rate ou de la moelle de souriceaux âgés
de 14 jours et transférées dans des hôtes irradiés, on observe un phénomène de
maturation de ces cellules B au sein de l’hôte irradié. On remarque que ces cellules qui
expriment fortement le marqueur HSA (cellules B HSA^') lors du transfert, deviennent
progressivement des cellules B HSA'°. Parallèlement, cette diminution d’intensité du
marqueur HSA s’accompagne d’une expression plus intense de la molécule B220 à la
surface de ces cellules B greffées.
Les cellules B immatures HSA^', B220'° se sont différenciées en quelques jours, au sein
de l’irradié en cellules B matures HSA"’®, B220*".
- Si on transfère des cellules hautement différenciées comme les cellules B
HSA'° par exemple, le phénotype des cellules du donneur ne subit pas de modification
dans l’hôte irradié. La figure n®ll résume l’évolution des marqueurs HSA et B220 du
donneur dans les différents cas décrits.
2. Vitesse de division des différentes populations lymphocytaires au sein
No documento
Uma abordagem Lean às vertentes de logística, manutenção e produção na MEGATECH Industries Marinha Grande
(páginas 68-77)