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3.4 Controle

4.1.1 Protótipo da unidade de controle de voo

4.1.1.2 Software embarcado

A l’inverse des partis de droite, le Conseil fédéral constitue l’élément de base du Parti Socialiste. Si le pouvoir décisionnel représente une réalité autonome qui peut vivre isolée, le Conseil fédéral n’est qu’une partie d’un ensemble dont l’existence séparée est illusoire. Ceci rejoint l’idée d’élite institutionnelle. Par rapport aux partis de droite où les représentants

8 Frédéric Sawicki, La science politique et l’étude des partis politiques, Cahiers Français, “Découverte de la science politique”, n°276, mai-juin, 1996. p.51-59. Michel Offerlé, Les partis politiques, Paris, Coll. Que Sais-je?, PUF, 1987.

siègent en fonction de leur influence, le Conseil fédéral fait appel aux adhérents pour désigner ses représentants.

Au contraire de l’UMP et de l’UDF qui ont eu tendance à effectuer une sélection à un niveau

« global », le PS a privilégié une sélection départementale des candidat-e-s. Cette sélection localisée, validée par le vote des militants de base, constitue le principal argument émis par les faiseurs de liste pour justifier d’une sélection démocratique. Pourtant, les dispositions prises par le parti cautionnent une mainmise des leaders départementaux sur le recrutement des candidats. Selon le règlement interne du parti, chaque Conseil fédéral « met en place une commission électorale désignée à la proportionnelle des motions, présidée par le (la) premier-e- fédéral-e- ou représentant-e- désigné-e- par lui » Le Conseil fédéral dispose des mêmes proportions que la Fédération dans le décompte des motions. Les motions sont ainsi conformes aux votes des militants. La lisibilité mathématique apparente donne une connotation démocratique à la sélection. Cependant, l’expression « met en place » (« chaque Conseil fédéral met en place une commission électorale désignée à la proportionnelle des motions (…) ») fait disparaître le concept de vote. Ce mode d’action, non défini dans ses contours, laisse supposer des modalités de désignation de candidat-e-s arbitraires. Cette absence de directive quant à la manière de mettre en place cette commission permet alors d’émettre l’hypothèse d’un contournement des règles du jeu.

Dans un souci annoncé de transparence sont exclus de la commission d’élaboration de la liste tous les candidats à la candidature. Restent donc dans la commission les acteurs politiques qui ont déjà des mandats et qui ne peuvent prétendre cumuler plus compte tenu de la loi ou des acteurs politiques ayant un rôle significatif au sein du parti. Ces acteurs politiques qui ne sont ni à la limite du cumul de mandats, ni candidat-e-s aux élections régionales, se trouvent en fait insérés dans des réseaux départementaux internes au parti (c'est-à-dire dans une position de dominés dans les chaînes d’interdépendances internes à leur parti). Cette position de dominés, relativement à d’autres (qui siègent dans la commission ou qui sont candidat-e-s) les contraint dans une certaine mesure à adopter la position de leur mentor dans la hiérarchie du réseau.

Les membres du Conseil fédéral qui mettent en place la commission électorale peuvent, en

choisissant des représentants susceptibles de leur être favorables, s’auto-favoriser9. En outre, la liste initialement composée est également soumise aux influences des notables locaux (principalement).

La sollicitation auprès des sections locales socialistes pour connaître la composition exacte des commissions chargées de composer les listes a occasionné une véritable gêne, voire une fin de non-recevoir définitive. Le permanent de la section lot et garonnaise écourte la conversation téléphonique en expliquant : « Je ne vois pas tellement l’intérêt. Ce qui est intéressant c’est la fonction de cette commission, mais qui y siège… ce n’est pas moi qui peut vous donner les noms. ». Pourtant, les entretiens avec des membres de Conseils fédéraux ont permis de vérifier l’influence des leaders départementaux sur les compositions des listes.

Interrogé sur l’influence des leaders béarnais, le secrétaire fédéral des Pyrénées-Atlantiques raconte : « Non, ils n’étaient pas présents ce jour-là…ils ont simplement influencé par leurs connaissances du terrain et de leurs expériences. ». Quant à un candidat en tête de liste départementale, secrétaire fédéral d’une section d’Aquitaine, il explique participer à la commission électorale chargée de désigner les candidats. Lui faisant remarquer que le règlement du PS interdit un candidat à la candidature de participer aux délibérations, il rétorque : « Il fallait bien que quelqu’un décide. ». Enfin, compte tenu de la sous représentation des femmes encore réelle au niveau départemental, au sein des deux structures partisanes, ce sont surtout, voire quasi exclusivement des hommes, leaders départementaux qui composent la liste.

L’originalité du Conseil fédéral réside enfin dans sa structure même, non dans son articulation avec d’autres Conseils fédéraux. Ainsi, le Conseil fédéral de Gironde n’a pas de lien direct avec par exemple celui des Pyrénées-Atlantiques. Il ne peut se prévaloir que de liens indirects, recherchés par les cadres du parti, dans le but de trouver des appuis stratégiques. Toutefois, ces liens établis restent dépendants de la volonté des acteurs locaux de communiquer avec des cadres extérieurs au département. Dans le cadre de la campagne électorale, Alain Rousset souhaitait imposer un candidat en position éligible au sein de la liste PS des

9 Ainsi, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, sur les neuf premiers de la liste PS/Verts (auxquels il faut soustraire un candidat vert), six sont membres du Conseil Fédéral (sur huit). Seuls le tête de liste, conseiller général, conseiller régional depuis 1981, et le 3ième candidat, conseiller sortant, maire d’une ville importante (appartenant à la motion majoritaire en Pyrénées-Atlantiques) ne sont pas membres du Conseil fédéral.

Atlantiques. Toutefois la structuration même des Conseils fédéraux, à laquelle il faut ajouter une configuration de leadership particulière, n’a pas permis à la tête de liste régionale, candidat sortant d’imposer son candidat. On arrive alors à la situation paradoxale où l’équipe qui se crée au niveau local (en l’occurrence ici au niveau départemental) outrepasse en quelque sorte la volonté du leader régional socialiste. Le vote du Conseil fédéral en Gironde10 d’une liste avec des blancs (« homme société civile », « femme société civile ») laissés à la discrétion de la tête de liste, montre les jeux et les enjeux de pouvoir à l’œuvre dans cette première phase de sélection.

B.2 L’imposition de « profanes » en Poitou-Charentes : les

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