2. DOS PROGRAMAS MEDIA E CULTURA AO EUROPA CRIATIVA
2.3. O Programa Europa Criativa (PEC)
2.3.2. Subprograma Cultura
L’utilisation des trajectoires des masses d’air seules ne permet pas d’identifier
objecti-vement les sources de polluants. Par conséquent, un nouveau type de modèle a vu le jour
afin d’identifier les sources des différents polluants, en localisant les zones géographiques
qui entrent en jeu. Ces modèles sont appelés modèles sources-récepteur orientés. Le
prin-cipe de ces modèles consiste à combiner l’information fournie par la rétro-trajectoire des
CHAPITRE 2. OUTILS DE MODÉLISATION
masses d’air et celle donnée par les observations des concentrations en polluants eff
ec-tuées au-dessus d’un site donné. Chaque modèle permet d’identifier les sources de
pollu-tion en fournissant une distribupollu-tion spatiale de probabilités ou de concentrapollu-tions. Il existe
plusieurs modèles sources-récepteur orientés parmi lesquels nous avons choisi deux
mo-dèles complémentaires pour l’identification des sources de pollution : (1) Potential Source
Contribution Function (PSCF) et Concentration Weighted Trajectory (CWT)
2.2.2.1 Probabilité conditionnelle PSCF
Le modèle PSCF est une probabilité conditionnelle décrivant la distribution spatiale
des probabilités indiquant les sources géographiques des polluants, utilisant des
trajec-toires arrivant au site récepteur ainsi que les mesures de concentrations des polluants
sur le même site (Polissar et al., 2001a). Le modèle PSCF a été largement utilisé pour
identifier les différentes sources de polluants (Ashbaugh et al., 1985; Lupu and Maenhaut,
2002; Pekney et al., 2006; Fleming et al., 2012a). Begum et al. (2005) ont par exemple
montré la capacité de la probabilité PSCF à déterminer l’emplacement des feux de forêt
au Québec comme le montre la Figure 2.4. La valeur du PSCF peut être définie comme la
probabilité conditionnelle qu’une parcelle d’air ayant une concentration élevée (> 90ème
percentile) à son arrivée sur le site récepteur passe à travers la cellule (i, j). Cependant
la significativité de la valeur du PSCF dépend du nombre de trajectoires qui passent par
chaque cellule. Ainsi un nombre important de trajectoires induit plus de significativité.
Le modèle PSCF est défini comme suit :
P SCFij = mij
nij
où nij est le nombre de fois que les trajectoires ont traversé la cellule (i, j)
(indé-pendamment de la durée passée dans cette cellule) et mij est le nombre de fois où la
concentration du composé étudié était relativement élevée (> 90ème percentile) lorsque
la trajectoire est arrivée au point récepteur. À partir d’un certain seuil, plus le nombre
nij est élevé, plus la valeur du PSCF est robuste. Ainsi, pour réduire l’effet sur la PSCF
2.2. MODÉLISATION STATISTIQUE
par la valeur de la PSCF (Zeng and Hopke, 1990) pour mieux refléter l’incertitude des
valeurs de la probabilité (Polissar et al., 2001a,b). En d’autres termes, les cellules avec peu
de données ont été pénalisées afin de réduire leurs effets. Cette fonction de pondération
peut être constituée grâce à des valeurs seuils ou plutôt en utilisant une métrique comme
la moyenne ou la médiane. Dans notre cas, la fonction W(nij) a été définie comme suit :
W(nij) =
Y
_
_
_
_
_
_
_
_
_
]
_
_
_
_
_
_
_
_
_
[
1 2m < nij,
0.8 m < nij <2m,
0.6 m
2 < nij < m,
0.4 m
4 < nij < m2,
0.2 m
6 < nij < m4,
0.05 nij < m6.
oùi et j sont les indices de la grille, nij est le nombre de fois que les trajectoires ont
traversé la cellule (i, j) etm est la moyenne du nombre total des points dans chaque grille.
2.2.2.2 Le modèle CWT
La probabilité conditionnelle PSCF nous permet d’identifier les sources de polluants à
concentration élevée, généralement supérieure à un certain seuil (> 90ème percentile dans
notre cas). Cependant, le PSCF ne distingue pas les sources à concentration modérée
de celles à concentration élevée (Hsu et al., 2003). Afin de compléter cette information
fournie par le PSCF, une autre approche a été développée par la communauté scientifique
afin d’identifier la provenance des concentrations modérées et élevées. Cette approche est
connue sous son nom anglais Concentration Weighted Trajectory (CWT) ou Concentration
Fields (CF) (voir Seibert et al. 1994). Pour chaque cellule de la grille (i,j), le CWT est
calculée et définie comme suit :
CW Tij = qN1
k=1·ijk
N
ÿ
k=1
ck·ijk
Où i et j sont les indices de la grille, k l’indice de la trajectoire, N le nombre total
des rétro-trajectoires utilisé dans l’analyse,ck la concentration du polluant mesuré au site
récepteur associé à la trajectoire k et ·ijk est le temps de séjour de la trajectoire k dans
la cellule de grille (i, j). L’approche CWT permet d’avoir une information supplémentaire
CHAPITRE 2. OUTILS DE MODÉLISATION
Figure2.4: Détection des feux de forêt au Québec en utilisant la probabilité conditionnelle PSCF
(Begum et al., 2005). Les résultats de PSCF sont présentés sous forme de cartes représentant la
zone en question (Québec) et indiquant des valeurs de PSCF comprises entre 0 et 1. Les cartes
de PSCF pour (a) le carbone organique (OC pour Organic Carbon), et (b) le carbone suie (EC
pour Elemental Carbon) indiquent de vastes régions à l’est de la partie sud de la Baie d’Hudson.
Le modèle PSCF a clairement identifié les lieux des incendies (c) l’emplacement des feux détecté
par des images satellitales. Il y a clairement une bonne correspondance entre la localisation des
feux par les images et les valeurs élevées de PSCF.
2.2. MODÉLISATION STATISTIQUE
Figure 2.5: Schéma simplifié de calcul de la probabilité PSCF et des concentrations CWT. Les
trajectoires sont séparées en deux catégories : des trajectoires qui correspondent à des
concentra-tions supérieures à un certain seuil (80 ppbv) en rouge et celles inférieures à 80 ppbv en bleu.
Le temps de résidence des trajectoires traversant une cellule donnée est représenté par le nombre
de points rouges dans chaque cellule multiplié par le nombre d’heures fixe (3 heures dans notre
étude) séparant chaque paire de point successifs de la même trajectoire.
sur la distribution spatiale des niveaux de concentration de polluants atmosphériques.
Une valeur élevée de CW Tij signifie que les rétro-trajectoires qui traversent la cellule
de grille (i, j) sont statistiquement susceptibles de transporter les concentrations élevées
mesurées sur le site récepteur. Le logarithme du CWT peut être aussi utilisé puisque les
distributions des concentrations suivent relativement la loi normale. la Figure 2.5 montre
un exemple de calcul des modèles PSCF et CWT sous forme d’un schéma simplifié. Les
modèles CWT et PSCF sont complémentaires et donnent quasiment les mêmes résultats
(Lupu and Maenhaut, 2002; Hsu et al., 2003).
CHAPITRE 2. OUTILS DE MODÉLISATION
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Europa criativa : A Presença portuguesa nos projetos de cooperação do subprograma Cultura (2014-2015)
(páginas 63-68)