FATORES IMPACTANTES PARA A UTILIZA ÇÃO DA GESTÃO POR PROCESSOS DE NE-
6.2 FUNDAMENTAÇÃO TEÓRICA 1 Processos de negócio
6.2.2 A importância de conhecer os processos de negócio
tôt que sujet créateur de sens. Or Lyotard estime que « quand elle est
portée par l’instance politique, l’attaque contre l’expérimentation ar
tistique est proprement réactionnaire : le jugement esthétique n’aurait
qu’à se prononcer sur la conformité de telle ou telle œuvre avec les
règles établies du beau. Au lieu que l’œuvre ait à s’inquiéter de ce qui
fait d’elle un objet d’art, et si elle pourra rencontrer des amateurs,
l’académisme politique connaît et impose des critères a priori du
‘TDeau” qui sélectionnent d’un coup et une fois pour toutes des œuvres
et un public. [...] Quand le pouvoir s’appelle le capital, et non le parti,
la solution “trans-avant-gardiste” ou “post-moderne” au sens de Jencks
s’avère mieux adaptée que la solution anti-moderne [qui expose au
« ridicule du néo-académisme » et aux critiques néo-conservatrices].
L’éclectisme est le degré zéro de la culture générale contemporaine.
[...] Il est facile de trouver un public pour les œuvres éclectiques. En
se faisant kitsch, l’art flatte le désordre qui règne dans le “goût” de
l’amateur. L’artiste, le galeriste, le critique et le public se complaisent
ensemble dans le n’importe quoi, et l’heure est au relâchement. Mais
ce réalisme du n’importe quoi est celui de l’argent : en l’absence de
critères esthétiques, il reste possible et utile de mesurer la valeur des
œuvres au profit qu’elles procurent. Ce réalisme s’accommode de
toutes les tendances, comme le capital de tous les “besoins”, à condi
tion que les tendances et les besoins aient du pouvoir d’achat. [...] La
recherche littéraire et artistique est menacée deux fois, par la “poli
tique culturelle” une fois, par le marché de l’art et du livre une autre
fois. Ce qui lui est conseillé tantôt par un canal, tantôt par l’autre,
c’est de fournir des œuvres qui soient d’abord relatives à des sujets
qui existent aux yeux du public auquel elles sont destinées, et qui
ensuite soient ainsi faites (‘iDien formées”) que ce public reconnaisse
ce dont il s’agit, comprenne ce qui en est signifié, puisse en toute
connaissance de cause leur donner ou leur refuser son assentiment.
et même si possible, puisse tirer de celles qu’il accepte quelque récon
fort. » {ihid., pp. 17-18.) Remarquons au passage que pour quelqu’un
qui dénonce les « rappels à l’ordre », on peut dire que Lyotard n’est
pas en reste d’anathèmes et d’imprécations contre la décadence de
nos mœurs et de notre art contemporains. Le bon Docteur Lyotard
ne déclare-t-il pas que les enfants n’ont pas besoin de se faire expliquer
la post-modernité, mais ne peut s’empêcher de taper sur les doigts de
ceux que n’émoustillent pas les interfaces avec la cybernétique et les
jeux vidéos (comme tout cela est postmoderne !), et nous prescrit sa
médecine à dose massive de théorie négative (« Retour au postmoderne »,
Le Magazine littéraire, n° 225, décembre 1985, p. 43). Se sentant tou
tefois visé par l’épithète de « néo-conservateur » qu’accole Habermas
au courant philosophique français d’inspiration nietzschéenne,
Lyotard va jouer Adorno contre Habermas : « Le capitalisme a par
lui-même un tel pouvoir de déréaliser les objets coutumiers, les rôles
de la vie sociale et les institutions, que les représentations dites “réa
listes” ne peuvent plus évoquer la réalité que sur le mode de la nos
talgie ou de la dérision, comme une occasion de souffrance plutôt
que de satisfaction. [...] La modernité, de quelque époque qu’elle date,
ne va jamais sans l’ébranlement de la croyance et sans la découverte
du peu de réalité de la réalité, associée à l’invention d’autres réalités.
Que signifie ce “peu de réalité” si l’on cherche à le débarrasser d’une
interprétation seulement historisante ? L’expression est évidemment
parente de ce que Nietzsche appelle nihilisme. Mais j’en vois une mo
dulation bien antérieure au perspectivisme nietzschéen dans le thème
kantien du sublime. Je pense en particulier que c’est dans Testhétique
du sublime que l’art moderne (y compris la littérature) trouve son
ressort, et la logique des avant-gardes ses axiomes.[...] J’appellerai
moderne l’art qui consacre son “petit technique”, comme disait
Diderot, à présenter qu’il y a de l’imprésentable. [...] [Les avant-gardes
auront eu, selon Lyotard, pour objectif] de débusquer les artifices de
présentation [dont le musée] qui permettent d’asservir la pensée au
regard et de la détourner de l’imprésentable. Si Habermas comprend,
comme Marcuse, ce travail de déréalisation comme un aspect de la
“désublimation” (répressive) qui caractérise l’avant-garde, c’est qu’il
confond le sublime kantien avec la sublimation freudienne et que
l’esthétique est restée pour lui celle du beau. » {ïbid., pp. 20-S3) Si
Lyotard se réfère explicitement au sublime kantien qui éclôt lorsque
« l’imagination échoue à présenter un objet qui vienne, ne serait-ce
qu’en principe, s’accorder avec un concept », on ne peut manquer en
effet de songer à la déceptivité de l’esthétique négative d’Adorno.
« Qu’est-ce donc alors que le post-moderne, se demande Lyotard ? [...]
Il fait assurément partie du moderne. [...] Une œuvre ne peut devenir
moderne que si elle est d’abord post-moderne. Le post-modernisme
ainsi entendu n’est pas le modernisme à sa fin, mais à l’état naissant,
et cet état est constant. [...] Post-moderne serait à comprendre selon
le paradoxe du futur (post) antérieur (modo). » (ïbid., pp. 23-24, 27.)
En définitive, le postmoderne n’est que l’état préfigurant le moderne,
et s’appréhende sur le mode du différend, du sublime nostalgique, de
l’essai, bref de la théorie négative : Adorno post-moderne donc ! Cette
confusion fut à son comble dans le débat qui suivit l’exposition orga
nisée par Lyotard sur Les Immatériaux dont Lyotard lui-même soup
çonnait que « beaucoup diront que ça n’est pas post-moderne, que c’est
moderne » (cf. « Oh ! les beaux immatériaux », Libération, 28 mars
1985, pp. 28-31.) C’est que la post-modernité de Lyotard est radicale
ment opposée au post-modernisme et ses goûts, du reste plutôt éclec
tiques à en juger par ses livres de critique, l’un consacré à Monory
(L’Assassinat de l’expérience par la peinture, Paris, Le Castor astral,
1984) l’autre, à Adami, Arakawa et Buren (Que peindre ?, Paris, La
Différence, 2 vol., 1988), comme ses références restent ancrées dans
le plus pur modernisme dès lors que son recours théorique au couple
avant-garde et kitsch semble strictement repris au « pape » du mo
dernisme, comme on nomme Clément Greenbeg (« Avant-garde et
Kitsch », trad. franç.. Cahiers du musée national d’art moderne.
n° 19-20, juin 1987, pp. 158-169), de même que Vattimo qui accole à
ce couple, où l’avant-garde devient sous sa plume « utopique », le
post-modernisme américain de Hassan, soit l’option du « silence » en
art et en littérature.
A post-moderne, post-moderne et demi serait-on tenté de dire en
comparant les points de vue de Lyotard et de Vattimo. Là où Lyotard
ne doute pas de l’identité « kantienne » des avant-gardes dont il se fait
le défenseur acharné, les autres formes de production artistique éva
cuées comme kitsch indigne de la pensée philosophante, Gianni
Vattimo pose au contraire comme défi philosophique « Le fait qu’au-
jourd’hui se donnent encore, malgré tout, des produits d’“art” vivants
[...] lieu où se rencontrent et jouent, dans un système complexe de
relations, les trois aspects de la mort de l’art [prophétisée par Hegel,
vécue par Nietzsche et enregistrée par Heidegger dit Vattimo pour la
mort de la métaphysique, qu’il lui associe] : comme utopie, comme
kitsch et comme silence. On pourrait donc compléter la phénoméno
logie philosophique de notre situation en reconnaissant que l’élément
d’une perdurance de l’art à travers des produits qui se différencient
encore, et malgré tout, à l’intérieur du cadre institutionnel de l’art
tient précisément au jeu des différents aspects de sa mort. » (Gianni
Vattimo, La Fin de la modernité, op. cit., p. 62.) Celle-ci recouvre en
effet, pour Vattimo, deux significations : « au sens fort mais utopique,
la fin de l’art comme fait spécifique et séparé du reste de l’expérience,
à travers une existence rachetée et réintégrée ; au sens faible mais
réel, l’esthétisation comme extension de la domination des mass media.
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Perspectivas contemporâneas em administração e organizações
(páginas 187-191)