Top PDF Dieu dans la conversion d'Augustin

Dieu dans la conversion d'Augustin

Dieu dans la conversion d'Augustin

«Et clamasti de longínquo: I m m o vero ego sum qui sum...»: Augustin, nouveau Moïse! Quelle prétention et quelle illusion, dira-t-on peut-être... Il paraît que Freud s'identifiait parfois à Moïse. Augustin, avant lui; mais probablement dans un autre esprit et à un autre niveau de conscience; car cette «citation» biblique, aussi importante qu'elle soit, n'en est qu'une parmi mille et mille autres emprunts. Augustin ne s'identifie pas seulement et occasionnellement à Moïse, mais tout au long des Confessions à l ' h o m m e biblique; il s'approprie les Psaumes de David avec toute la g a m m e des sentiments qui s'y exprime; il s'assimile à l'enfant prodigue et à Paul; il est fils d'Adam, créé à l'image de Dieu, déchu par le péché, racheté par le Christ. Il s'adresse constamment à Dieu dans le language biblique. C'est l'occasion de rappeler une fois de plus la forte parole du professeur Dodds: «Plotin n'a jamais bavardé avec l ' U n c o m m e le fait Augustin dans les Confessions» 65 .
Show more

15 Read more

La rédemption dans les théologies de la récapitulation, de la satisfaction, de la libération

La rédemption dans les théologies de la récapitulation, de la satisfaction, de la libération

LA RÉDEMPTION DANS LES THÉOLOGIES 4 3 d'une part de l'honneur et de l'offense, et d'autre part de la compen- sation et de la réparation. Il faut bien reconnaître en effet que l'idée d'une réparation, d'une restitution pensée dans le cadre d'une justice commutative et à plus raison d'une justice pénale, est malgré tout difficile à appliquer dans le domaine de l'honneur dû et de la dignité offensée: l'offensé risque toujours d'estimer n'être jamais assez dédommagé, et l'offenseur de penser avoir toujours trop à restituer, de sorte qu'au bout du compte ils sont toujours en passe d'être lésés et l'un et l'autre. Quant à ce qui concerne, plus spécifiquement alors, les rapports de l'homme avec Dieu, il est bien clair que s'il faut parler d'honneur divin, l'homme n'a en toute hypothèse pas à sa disposition ce qu'il faudrait pour être véritablement en mesure de le rétablir... Mais cela veut-il dire que l'homme est dès lors destiné à manquer toujours à ses devoirs et à sa tâche, ou bien que c'est la question même d'une telle tâche qui est mal posée? — On peut retenir la deuxième éventualité, et penser que mieux vaut placer et traiter la question des rapports entre Dieu et les hommes, et entre les hommes et Dieu, sur le terrain de l'amour plutôt que, simplement, sur celui de l'honneur.
Show more

19 Read more

La science de l’amour dans les poèmes et dans les contes soufis

La science de l’amour dans les poèmes et dans les contes soufis

Parmi les prat iques de des souf is on dét ache celles qui ont ét é prat iquées par des derviches. Ces myst iques f aisaient des vœux de pauvret é et les rit uels les plus expressif s ét aient (et sont encore) la danse des derviches t ourneurs et l'int onat ion de quelques expressions, des phrases, des chant s sacrés et l’ invocat ion des 99 noms d'Allah. La prat ique de la danse avait une part ie liée au corps et une aut re liée à l'oralit é à t ravers la récit at ion et les chant s. Les deux permet t aient l'accès à la t ranse, à l'ext ase, f avorisant l'absorpt ion de l'âme en Dieu. Dans cet t e ét ape, le souf i voit son propre cœur purif ié, lui permet t ant de voir la f ace du Bien-Aimé, une t héophanie par laquelle le myst ique t rouve le visage de la Beaut é. Selon Leili Anvar : "Le st ade ult ime de la vision consist e à voir Dieu en t out e chose, que t out e chose regardée devienne obj et de cont emplat ion et signe de la présence divine, de son immanence en même t emps que de t ranscendance" (2) .
Show more

13 Read more

Dieu et le mal, après Auschwitz

Dieu et le mal, après Auschwitz

volontaire de Dieu, choisissant par amour de ne pas rester au-dessus de la misère humaine, que l'on peut espérer trouver une solution juste. Il est vrai également que l'idée d ' u n e toute-puissance inconditionnée est non seulement une incohérence logique, mais aussi u n fantasme dont les racines infantiles ne sont pas difficiles à saisir. D u reste, la toute-puissance, au sens médiéval, est ignorée de la Bible, et nos traductions nous trompent sur ce point. Mais celle d ' u n Dieu faible en lui-même est également u n fantasme projectif, et l'on sait que la position de la personne qui se retire aboutit à une nouvelle sorte de puissance - rien n'est plus sadique q u ' u n masochisme total - , lui donnant barre sur l'autre qui est contraint de lui venir en aide. Et la Bible attribue à Dieu, le Créateur, le pouvoir d'accomplir ses projets de salut. Il faut donc en arriver, là aussi, à une faiblesse volontaire, et à accepter le "mystère" des voies de Dieu quant aux raisons de ce choix.. O n sait bien que le m o t "mystère" dans le Nouveau Testament signifie le dessein divin révélé dans le Christ, mais il n ' e n reste pas moins "mystérieux" au sens plus courant du terme. Et l'instance faite parjonas n'est pas recevable: il est vrai, encore, que l'absolue inconnaissabilité est u n attribut de l ' U n transféré abusivement au Dieu de la Bible, qui parle par la création et par les prophètes d'une façon sensée et se révèle lui-même. Mais il ne s'agit pas de cela, ici. C e qui est en cause, c'est le caractère inconnu de nous de son ordre démesuré. La conclusion du livre de J o b ne dit pas autre chose. Il n'est donc pas possible de se débarasser de la difficulté intolérable et scandaleuse du mal grâce aux solutions proposées par le philosophe, sans renoncer à la compréhension biblique de Dieu qu'il voudrait sauvegarder par une révision déchirante. Dans ce cas comme dans plusieurs autres, on peut constater la faiblesse d ' u n e théologie de repli et la vertu d'une théologie de tension. La première fait des concessions, mais en vain car il faudra bien revenir à la difficulté et, avec elle, au choix de la foi. Autant s'engager dans la seconde d'emblée, et essayer de tracer la frontière entre ce qui relève de sa "folie" propre et ce qui la rendrait insensée. O n remarquera que j'ai mis ici en avant un tout autre couple que "maintenir" ou "brader" l'intégralité du "dogme", dont on a voulu faire la ligne de partage entre "libéralisme" ou "modernisme" et "orthodoxie". La théologie de tension s'accorde au mouvement profond de la foi, qui s'élance et se risque au-delà de toute pensée
Show more

7 Read more

Pourquoi Dieu nous laisse-t-il souffrir?: La souffrance et la spiritualité chrétienne (2)

Pourquoi Dieu nous laisse-t-il souffrir?: La souffrance et la spiritualité chrétienne (2)

Nous avons ici, dans l’acceptation de Dieu et de sa volonté, la connais- sance de Dieu (cf., v.g., Jn. 1,17) et la chute de l’idolâtrie intérieure constituée autour d’un “ego” totalement incapable de conduire à l’amour et à la générosité. La souffrance nous montre et démontre que nous ne pouvons pas remplacer Dieu, mais nous devons l’accepter d’une manière priante justement comme il l’est: autrement dit et comme nous disait Karl Rahner dans une conférence avec un titre semblable à celui de notre étude, dans son incomprehensibilité 52 . Cela élève la souffrance à une domaine de sacrifice spirituel 53 : ici on a le culte logique, d’après notre nature de créatures (cf., v.g., Rm. 12,1); des créatures pas seulement imparfaites, mais aussi insoumises et qui ont pris des armes contre Dieu lui-même. Alors, voyons, nous ne sommes pas seulement de créa- tures qui ont besoin d’être améliorées, mais aussi des ennemis de l’Amour qui doivent déposer leurs armes 54 (cf., v.g., Col. 2,15). Et cela heurte! La mort de l’égoïsme, qui est aussi célébrée d’une façon christique et performative dans l’Eucharistie, c’est le plus grand sacrifice de nos vies 55 , celui qui, face à la souffrance, nous permet qu’on ne dise pas “Dieu n’existe pas”, mais quelque chose telle que “Ah… Dieu est comme ça: il est Dieu”: pas un sadique cos- mique, comme C. S. Lewis a même craint 56 , mais un Amour infini crucifié dans notre liberté et dans tout ce qui la permet.
Show more

14 Read more

À LA QUÊTE DU SALUT DANS «LA PESTE» ET DANS «EN ATTENDANT GODOT»

À LA QUÊTE DU SALUT DANS «LA PESTE» ET DANS «EN ATTENDANT GODOT»

cacher dans le second prêche. Le "vous" qu'il emploie presque tout le temps dans son premier discours devient "nous" dans le deuxième, parce qu'à ce moment il sent qu'il fait partie de cette collectivité dont il partage la souffrance. Son discours est plus humain et humble et révèle une certaine confusion dans les idées du prêtre qui, après avoir témoigné la mort d'un innocent, ne comprend plus ce qui est en train de se passer. Cependant, il préserve l'idée d'un Dieu juste et bon et selon lui Il faut tout croire ou tout nier. (204) La même idée est partagée par Tarrou: Quand l'innocence a les yeux crevés, un chrétien doit perdre la foi ou accepter d'avoir les yeux crevés. Paneloux ne veut pas perdre la foi, il ira jusqu'au bout. (208) Mais on se rend compte que le prêtre commence à chanceler, à mettre en question sa foi. A cause de la peste, Paneloux avait déménagé et est venu loger chez une vieille personne, une femme qui constate aussi un changement, en le voyant toujours fatigué et angoissé. Et c'est ainsi qu'il perdit l'estime de sa logeuse parce qu'il avait fait mauvaise impression. (208) L'esprit de Paneloux devient de plus en plus troublé et il est atteint par une étrange fièvre qui peut être une conséquence de la lutte psychologique qu'il entreprend pour sauver sa foi. Son état s'aggrave et la vieille femme tente à plusieurs reprises d'appeler le médecin, propos qu'il refuse ... sa proposition avait été rejetée avec une violence qu'elle considérait comme regrettable. (209) Le père Paneloux meurt et le doute reste: de quoi est-il mort? De la peste? On ne le sait pas, parce que les symptômes étaient différents. Une sorte de suicide? Pourquoi pas, s'il a toujours refusé l'aide médicale et s'il sentait que sa foi était malade?
Show more

18 Read more

Pourquoi dieu nous laisse-t-il souffrir? la souffrance et la spiritualité chrétienne

Pourquoi dieu nous laisse-t-il souffrir? la souffrance et la spiritualité chrétienne

Dans toute société vraiment humaine, la perte de la vie en dépite de croyances religieuses c’est un événement qui secoue, un événement qui exige l’interrogation et l’obligation de se remettre en question. Plus encore si, comme cela s’est produit avec le Christianisme jusqu’à l’édit de Constantin et Licinius, le martyre fut breveté aux générations successives d’une façon récurrente et prolongée. Cette réalité a conduit nos premiers frères et soeurs dans la foi en Jésus à essayer d’intégrer une telle situation dans leurs vies et, simultanément, à réfléchir théologiquement sur elle. Eh bien, cette réalité a conduit ces communautés-là à comprendre le martyre reçu dans la ligne de la passion sacrificielle du Christ 140 , comme la façon, la seule façon, normative de la sainteté;
Show more

26 Read more

LA CONDITION DE LA FEMME DANS «LE CID»

LA CONDITION DE LA FEMME DANS «LE CID»

Dans «Le Cid», on trouve souvent une attitude de domination, d'assujettissement de la femme. Chimène est orgueilleuse et obstinée. Elle veut poursuivre sa lutte, mais il y a toujours une force mâle qui essaie de l'écraser. Le ciel, lui aussi, se présente comme un élément masculin oppressif. Les mots ciel et cieux apparaissent à plusieurs reprises dans la pièce. Ils désignent par métonymie Dieu, mot que Corneille n'y utilise jamais. Le ciel est un puissant moteur du destin (1665) qui subjugue et menace la femme. L'appel au ciel est plus fréquent chez les personnages féminins. Quand les personnages masculins l'utilisent c'est d'habitude par rapport aux héroïnes. Léonor emploie ces mots trois fois, Elvire quatre, Chimène deux et l'Infante une. Ce sont des mots qui sont associés au destin. L'occurrence de ciel et cieux surtout dans la bouche des femmes montre qu'elles sont des êtres dépendants. Par contre, l'homme n'a pas besoin de l'aide du Ciel pour accomplir des miracles: La main de Rodrigue a fait ces miracles (1110). L'homme est maître de son destin, tandis que la femme est opprimée par le Ciel qui dispose d'elle et la manipule comme un guignol. Quand le roi dit à Chimène Tu vois comme le ciel autrement en dispose (1769) il nie à la femme toute capacité de décision.
Show more

15 Read more

La psycho-logique de l’Hypothèse-Dieu ou la nécessité d’une possibilité

La psycho-logique de l’Hypothèse-Dieu ou la nécessité d’une possibilité

ce qui revient à dire responsable d’une vie qui se veut et se produit comme non absurde. Même si l’on admet un « multivers moral » avec une multiplicité incommensurable de systèmes moraux rationnels, il n’en reste pas moins que dans chaque univers l’institution d’une vie morale suppose un système de croyance et que le croyant doit se vérifier à l’œuvre. Car le système de croyance symbolise un système d’œuvres qui expliquent la possibilité ou l’impossibilité du Bien. En dernière analyse, la raison pratique émerge d’un choix originaire. Il faut, donc, se choisir, choisissant la structure d’un monde d’action. Le choix originaire de la morale kantienne affirme que le Dieu ou le souverain Bien doit être possible. Or, croire à la possibilité nécessaire du bien renfermerait un Ur-Glaube partic- ulièrement motivant pour faire face au choc entre l’adhésion à l’intelligible et les sacrifices sensibles. Croire que le Bien est nécessairement possible, c’est croire que sa possibilité renferme une puissance active, c’est croire que le Bien est déjà en train d’advenir, qu’il s’approche essentiellement suivant une loi de l’être, non seulement sous l’angle d’une eschatologie de l’espérance, mais aussi sous le signe d’une herméneutique de l’histoire humaine et naturelle qui, pour Kant, révèle l’accroissement germinatif de la raison. De la possibilité nécessaire du Bien, l’on passe à la potentialité en acte du Bien par la fructification de la raison qui transforme tout acte personnel ou historique en une semence morale qui tend à se déployer. Si l’on croit que le Bien doit être possible, alors on choisit un monde où le dynamisme de l’agir moral peut, ab ovo et in fine, promettre le meilleur de soi et tenir sa parole : il faut qu’il nous soit permis d’espérer l’avènement du meilleur 1 . L’Idée de Dieu porte en elle l’autorévélation de la dynamique de la
Show more

9 Read more

Verum Veritas. le vrai l preuve de la fiction chez saint Augustin et dans la tradition po tique du Moyen ge

Verum Veritas. le vrai l preuve de la fiction chez saint Augustin et dans la tradition po tique du Moyen ge

dans ce contexte. Peut-être parce qu’il s’agit d’une œuvre de jeu- nesse où les marques stylistiques et les mouvements de la pensée épousent encore de très près l’engouement sophistique de ce maître de rhétorique que fut Augustin ; peut-être parce qu’elle ne possède pas toujours la rigueur doctrinale et philosophique des autres écrits ou simplement parce qu’il s’agit d’un discours hybride et balbutiant qui hésite et balance sans cesse entre la confession et la théorie sans dissimuler son enthousiasme à l’égard du platonisme ou du néo-pla- tonisme, cette œuvre demeure toutefois largement méconnue et négligée. Et néanmoins, il s’agit d’un des plus poignants témoi- gnages sur le pouvoir et les limites de la foi dans son rapport dialec- tique à la raison, sur la tension entre les affects et les contraintes de l’argumentation logique qui tiraillent constamment ce Moi en quête d’identité et de connaissance. Cherchant à démontrer l’immortalité de l’âme, saint Augustin se lance, en fait, dans un passionnant (et passionné) débat intérieur sur des questions absolument cruciales pour la pensée de l’Occident médiéval : l’ordre de l’univers, le rôle de la mémoire et celui des sens, de la passion (libidinem) ou du désir comme obstacles et médiations indispensables pour accéder au savoir, la nature du réel et le statut de la représentation (poétique, iconographique ou théâtrale), etc. Au cœur de ces problématiques – où l’on a parfois l’impression que saint Augustin aime à se prendre aux pièges que lui tend la raison (Ratio), la prière prenant alors la relève sur l’argumentation pour surmonter les impasses – émerge une question philosophique et théologique structurante : qu’est-ce que le vrai ? Qu’est-ce qui le distingue de la vérité ? D’où provient le faux et comment le reconnaître ? Celui-ci est-il d’une seule et même nature, ou peut-on admettre qu’il existe un simulacre licite du vrai côtoyant la tromperie diabolique ?
Show more

16 Read more

Étude de la réaction de vernes ã la résorcine dans la tuberculose

Étude de la réaction de vernes ã la résorcine dans la tuberculose

La r6action de floculation de Vernes dans le diagnostic et le pronostic des tuberculoses est principalement l’objet du travail de Breton.9 En voici le résumé: La [r]

1 Read more

Cartes, objets, installations : le problème de l’art dans la pensée et dans la pratique de Fernand Deligny

Cartes, objets, installations : le problème de l’art dans la pensée et dans la pratique de Fernand Deligny

40. Le signal, à la différence du signe, est pré-discursif, entièrement lié à la situation concrète et vécue, et hors de la dimension signifiante. Je pense ici, d’une part, à Henri Wallon : « ni acte d’intellection discursive, ni simple agrafage d’un excitant à une réaction, “le signal” tire son pouvoir, au contraire, de sa fusion initiale avec la situation dont il fait partie. […] Le signal a dans ce cas quelque chose de concret, de vécu. Il n’est pas en lui-même arbitraire. Il est la partie qui induit le tout dont il n’est pas encore et ne peut être distingué. Il faut donc se garder de lui donner, à ce stade, une valeur signi- ficative » (Henri Wallon, De l’acte à la pensée. Essai de psychologie comparée, Paris, Flammarion, 1942, pp. 191-192). Je pense, d’autre part, à une doctrine des signaux qui ne fût jamais tout à fait développée, mais seulement ébauchée par Walter Benjamin dans sa collaboration avec Asja Lacis : « Mais c’est l’observation – ici commence l’éducation – qui renvoie chaque action et geste au signal. Non pas, comme aimerait le psychologue, signal de l’inconscient, des latences, des refoulements et censures, mais en tant que signal d’un monde dans lequel l’enfant vit et ordonne. […] La performance enfantine se place non pas sur l’“éternité” des produits, mais sur l’instant du geste » (Walter Benjamin, Gesammelte Schriften, op. cit. Programm eines Proletarischen Kindertheaters, Tome II-2, pp. 766-767). Voir enfin la « Lettre à Jo Manenti du 15 Janvier [1972] » (cf. Note 43 ci-dessous).
Show more

27 Read more

La proposition concessive dans la poésie des troubadours

La proposition concessive dans la poésie des troubadours

À partir de l'article de neufpages ayant pour titre "Ou latin à I' ancien occitan: la proposition concessive" de Henrichsen (1972: 295-304) et du supplément de 19 pages "Der [r]

16 Read more

Le sérum de convalescent dans la prophylaxie de la poliomyelite

Le sérum de convalescent dans la prophylaxie de la poliomyelite

Les essais faits par les professeurs Marinesco et Mani- catide dans leur services avec ce sérum n’ont pas encorc été publiés. Il semble pourtant, d’après les com[r]

2 Read more

Continuité et Discontinuité dans la Géologie

Continuité et Discontinuité dans la Géologie

Malgré le fait que les idées de Stille aient été bien acceptées par la communauté géologique, plusieurs auteurs, entre lesquels Argand (1920) insistaient sur le fait que les discordances, et les transgressions, qui sont soulignées par les hiatus, servent uniquement pour dater certains épisodes du mouvement et rien de plus. Les hiatus ne prouvent pas l'interruption du mouvement, mais uniquement celle de la sédimentation. De surcroît, ils affirmaient que les déformations épisodiques, visibles à toutes les échelles géologiques, depuis l'échelle microscopique jusqu'à l'échelle de la carte géologique et des continents, sont, le plus souvent, associées à des déplacements tectoniques continus. Ceci est devenu plus qu’évidente après l’avènement du nouveau paradigme des Sciences de la Terre, c’est-à-dire: La Tectonique des Plaques qui n’a peu à voir avec la vieille idée de la dérive des continents de Wegner ! .
Show more

18 Read more

La vie du théâtre dans la Grèce Antique

La vie du théâtre dans la Grèce Antique

Sur ces gradins habituellement deserts d'un théâtre qui compte, je le répète, à peu près la même contenance que le théâtre de Dionysos, nous étions ce soir là environ 25.000, un recor[r]

23 Read more

La Grande Peur dans la montagne ou o nascimento de uma lenda.

La Grande Peur dans la montagne ou o nascimento de uma lenda.

Ramuz s’est passionné pour les légendes alpines et il s’en est ins- piré dans de nombreux textes. Cet article examine le cas de La Grande Peur dans la montagne (1926), en montrant que le roman est traversé par plusieurs lieux communs lé- gendaires, comme le chasseur dia- bolique et le purgatoire glaciaire où errent les âmes des damnés. A l’instar de certaines nouvelles de Maupassant, le personnage prin- cipal de La Grande Peur, Joseph, est confronté à des événements surna- turels qui le font progressivement dériver dans un univers onirique, fantastique, voire fantasmatique. Par ailleurs, la fin du roman, du moins dans l’édition originale, peut laisser penser que l’ensem- ble du récit est une légende.
Show more

23 Read more

La dimension personnelle dans la formation des enseignants

La dimension personnelle dans la formation des enseignants

L'élévation incontestable du niveau scientifique et technique de la société qui nous entoure rend indispensable l'accentuation de la formation intellectuelle des enseignants et de leurs compétences techniques. Nous considérons que, à côté d'une culture de base plus large, l'enseignant du 2le siècle doit être formé dans la perspective d'une adaptation permanente à un milieu technico-culturel toujours renouvellé. Le métier se modifie et les enfants sont porteurs d'intérêts nouveaux, d'autres types de besoins. Notre intervention veut cependant souligner que la formation de l'enseignant ne pourra avoir pour objectif la seule compétence technique. Elle devra également viser la dimension personnelle. On a besoin des enseignants actifs, cognitifs, participatifs et critiques, c'est-à- dire, des personnes psychologiquement réalisées. Et je dirai beaucoup plus si nous pensons à la formation initiale des enseignants de l'enseignement de base, celui qui va travailler avec des enfants de sept à dix ans. Il faut ne pas négliger cette dimension dans la formation de ces enseignants. C'est dans cette perspective que s'insère notre proposition d'intervention.
Show more

9 Read more

Que fait la peur d'apprendre dans la zone prochaine de développement?

Que fait la peur d'apprendre dans la zone prochaine de développement?

Ces informations, recueillies en situation d’entretien individuel, permettent de comprendre que les mobiles principaux des participants étaient bien de l’ordre de la progression dans la carrière de la pêche. Mais dans de nombreux cas, il s’agissait de légaliser des situations en regard des normes aujourd’hui définies pour le métier – ce qui alimenta des dynamiques relationnelles parfois difficiles à gérer par les formateurs, face à des participants riches d’une solide expérience professionnelle. Quant au cours proprement dit, c’est le centre de formation qui en a défini le programme, les matières et leurs contenus ainsi que la répartition de la charge horaire. La formation a été organisée en mo- dules, articulés en moments de formation théoriques ou pratiques – et les formateurs sollicités l’ont toujours été en raison de l’adéquation de leur expérience à la spécificité des enseignements prévus. D’ailleurs, la composante pratique prévue a été assurée par des formateurs, professionnels de la formation mais qui possédaient tous une qualification résultant, entre autres, d’une expérience de la mer.
Show more

14 Read more

Show all 10000 documents...