4. O ESPAÇO DINÂMICO E A PREDICAÇÃO VERBAL
4.2. As estruturas argumentais
4.2.2. O predicado verbal e os argumentos
4.2.2.2. A selectividade semântica
I) Introduction
i) Réaction catalysée par la CPSase.
La carbamoylphosphate synthétase (CPSase, E.C.6.3.5.5) catalyse la synthèse
irréversible de carbamoylphosphate (CP) à partir d'un donneur de
groupement aminé (glutamine ou ammonium), de l'ion bicarbonate et de
deux molécules d'ATP-Mg. Elle s'accompagne de la libération de glutamate,
d'une molécule de phosphate inorganique et de deux molécules d'ADP.
La synthèse de carbamoylphosphate procède en 4 étapes (Anderson et
Meister, 1966; Powers et Meister, 1976):
i) Mg ATP + HCO3- <-> Mg ADP +
‘OCOOPOs^-ii) L-GLn + H2O —> L- Glu + NH3 + H+
iii) -OCOOPO32- + NH3 -> NH2COO- + Pi
iv) NH2COO- + Mg ATP <-> NH2COOPO32- + Mg ADP
Mg ATP + HCO3- + L-Gln -> 2 Mg ADP + CP + Pi + L-Glu
i) activation du bicarbonate par phosphorylation avec une première
molécule d'ATP-Mg, résultant en la formation de carboxyphosphate lié à
l'enzyme
ii) réaction de ce complexe enzyme-C02 activé avec la glutamine
iii) transfert du groupement aminé de la glutamine vers le CO2 activé et
formation de carbamate lié à l'enzyme
iv) phosphorylation du carbamate en présence d'une seconde molécule
d'ATP-Mg et libération du CP formé.
Le mécanisme cinétique de la réaction est le suivant (Raushel et al., 1978):
ADP Glutamate
Mg-ATP HC03- Glutamine ATP
A A
ADP CP
A A
Classes CPSase-I CPSase-II CPSase-III
donneur
d’azote
ammoniiun glutamine glutamine
cofacteur /
activateur
N-acetyl-L-glutamate
N-acetyl-L-glutamate
organismes vertébrés
uréotéliques
terrestres
bactérie levure eucaryotes
supérieurs
invertébrés et
certain
poissons uréo
osmotiques
(Jones, 1980)
fonction cycle de urée
détoxification
de
l’ammonium
biosynthèse de
l’arginine et
des
pyrimidines
biosynthèse de
l’arginine
biosynthèse
des
pyrimidines
biosynthèse
des
pyrimidines
cycle de urée
osmo
régulation
localisation mitochondrie
du foie
cytoplasme nucléus (Nagy
étal., 1982)
cytosol mitochondrie
du foie
organisation
GLNase +
Svnthétase
1 polypeptide
GLNase non
fonctionnel
2 polypeptides 2 polypeptides 1 polypeptide 1 polypeptide 1 polypeptide
inhibiteurs UMP UTP UTP
activateurs NH3, IMP,
omithine
PRPP
Tableau 2. Classification des CPSases en trois classes sur base du donneur physiologique
ii) Classification des CPSases.
Jusqu'à présent trois classes de CPSases ont été identifiées sur base de leur
spécificité pour l'ammonium ou la glutamine comme donneur
physiologique d'azote et de l'utilisation de N-acétyl-L-glutamate comme
cofacteur ou activateur (Jones, 1980; Evans, 1986; Campbell et Anderson,
1991) (Tableau 2).
Les CPSases de classe-I (EC 6.3.4.16) sont localisées dans les
mitochondries du foie des animaux uréogéniques où elles sont impliquées
dans le cycle de l'urée (Clarke, 1976). Elles utilisent l'ammonium comme
donneur physiologique d'azote (Hong et al, 1994) et le N-acétyl-L-glutamate
comme cofacteur positif indispensable à l'activité enzymatique (Lusty,
1978). Les CPSases de classe-II (EC 6.3.5.5) sont localisées dans le
cytoplasme/ cytosol où elles interviennent dans le métabolisme des
pyrimidines et de l'arginine. Elles utilisent la glutamine comme donneur
physiologique d'azote et leur activité n’est pas influencée par le N-acétyl-L-
glutamate (Makoff et Radford, 1978). Les CPSases de classe-III (EC 6.3.5.5)
sont présentes dans les mitochondries du foie des poissons
uréosmorégulateurs où elles sont impliquées dans le contrôle de la pression
osmotique via la rétention d'urée dans les tissus (Webb et Brown, 1980). Elles
utilisent le N-acétyl-L-glutamate non pas comme cofacteur mais comme
activateur et la glutamine comme donneur physiologique d'azote
(Anderson, 1980).
Les bactéries mésophiles Gram- (Piérard et Wiame, 1964; Abdelal et
Ingraham, 1969; Abdelal et al, 1983), la bactérie thermophile T lier mu s
thermophilus (Baetens, 1997), les plantes supérieures (O'Neal et Naylor,
1969; Ong et Jackson, 1972; Kanamori et ai, 1980), les parasites protozoaires
Plasmodium falciparum et Babesia bovis (Flores et al., 1994; Chansiri et
Bagnara, 1995) ainsi que l'archéon acidothermophile Sulfolobus solfatariciis
(Lawson et ai, 1996) possèdent une seule CPSase-II qui fournit le CP pour les
biosynthèses des pyrimidines et de l'arginine (Piérard et al., 1965; Piérard et
Wiame, 1964). Par contre, les bactéries Gram-i-, telles Bacillus subtilis et
Lactobacillus sp. (Quinn et al., 1991; Bringel, 1994), ainsi que la levure
(Lacroute et al., 1965; Davis, 1986) possèdent deux CPSases de classe II, l'une
intervenant dans la biosynthèse des pyrimidines (CPS-P) et l'autre dans la
biosynthèse de l'arginine (CPS-A). Les eucaryotes supérieurs possèdent une
seule CPSase de classe II (CPS-P) qui intervient uniquement dans le
métabolisme des pyrimidines.
Chez les eucaryotes, autres que les protozoaires parasites, les CPSases
impliquées au niveau de la voie de biosynthèse des pyrimidines sont
couplées avec d'autres enzymes de cette voie métabolique. Chez les
Sous-unité glutaminase
1 114 204 382
42 kDa
domaine domaine catalytique
d'interaction domaine de liaison de la glutamine
avec la
sous-unité glutamine + H2O -> glutamate + NH3 + H'*’
synthétase
Sous-unité synthétase
1 173 352 578 723 885 1073
130kDa
domaine
d'interaction
avec la
sous-unité
glutaminase
domaine
d'interaction
avec la
sous-unité
glutaminase
domaine allostérique
domaine contenant le site de liaison de l'ATP-A domaine contenant le site de liaison de l'ATP-B
ATP-Mg + bicarbonate <■> carboxyphosphate-enzyme + ADP-Mg ATP-Mg + carbamate-enzyme <-> CP + ADP-Mg
comprend les 3 premières activités enzymatiques de la voie de biosynthèse
des pyrimidines, à savoir la CPSase, l'ATCase et la dihydroorotase (DHOase;
EC 3.5.2.3) (Coleman et al., 1977). Chez la levure, la CPS-P se trouve associée
à l'aspartate carbamoyltransférase (ATCase) au sein d'une protéine
multifonctionnelle (Lacroute, 1968; Lue et Kaplan, 1970; Nagy et al., 1982)
qui comprend aussi un domaine DHOase inactif (Souciet et al., 1987; 1989).
Chez les eucaryotes supérieurs, la CPSase intervenant au niveau de la
voie de biosynthèse de l'arginine (CPS-A) est une CPSase de classe I ou III,
deux classes de CPSases utilisant le N-acétyl-L-glutamate qui agit en
augmentant l'affinité de l'enzyme pour l'ATP nécessaire à la
phosphorylation du bicarbonate (Rubio et al., 1983).
iii) La CPSase d'Escherichia coli .
E. coli possède une seule CPSase de classe II (figure 8). L'enzyme est un
hétérodimère composé d'une sous-unité glutaminase (GLNase; 42 kDa) qui
catalyse l'hydrolyse de la glutamine et transfert le groupement aminé à une
sous-unité synthétase (130 kDa) catalysant la synthèse de CP à partir de
N H 3, de bicarbonate et de deux molécules d'ATP-Mg (Trotta et al., 1971;
Trotta et al., 1974). L'ion NEq"*" se comporte donc comme un donneur
d'azote de faible affinité comparé à la glutamine (Rubino et ai, 1986).
L'utilisation de l'ammonium comme donneur d'azote est cependant possible
in vivo chez des mutants déficients en activité glutaminase quand la
concentration en ammonium est élevée ou quand la sous-unité synthétase
est produite en excès (Mergeay et al., 1974; Rubino et al., 1987).
Les deux sous-unités de la CPSase d'E. coli sont codées par deux gènes
adjacents (Mergeay et al., 1974), le gène carA (sous-unité glutaminase)
(Piette et al., 1984) et le gène carB (sous-unité synthétase) (Nyunoya et
Lusty, 1983). Les deux gènes sont organisés en un seul opéron transcrit à
partir de promoteurs en tandem contrôlés respectivement par l'arginine et
les pyrimidines (Bouvier et al, 1984; Piette et al, 1984).
al La sous-unité glutaminase
La sous-unité glutaminase comprend deux domaines distincts (Nyunoya et
Lusty, 1984): un domaine C-terminal responsable de l'activité glutaminase
et un domaine N-terminal responsable de la liaison à la sous-unité
synthétase (Guillou et al, 1989) et de l'inhibition de l'activité glutaminase
C-terminale. En effet, en absence d'ATP et de bicarbonate (nécessaire avec
l'ammonium à la synthèse de CP) une inhibition de l'activité glutaminase C-
terminale et de la liaison de la glutamine au domaine amidotransférase
glutaminase (Guy et Evans, 1995; Mareya et Raushel, 1994). Une
organisation similaire de la sous-unité synthétase comprenant un domaine
responsable de l'activité de synthèse de CP et un domaine responsable de
l'inhibition de cette activité rend également compte de la coordination des
réactions catalysées par la CPSase (voir § I, viib).
bl La sous-unité svnthétase.
Des études préliminaires ont révélé la présence de deux sites distincts de
liaison de l'ATP sur la sous-unité synthétase (Lusty et al., 1983; Boettcher et
Meister, 1980). Un site ATP-A nécessaire à la réaction de phosphorylation du
bicarbonate et un site ATP-B nécessaire à la réaction de phosphorylation du
carbamate ont été localisés respectivement du côté N-terminal et C-terminal
de la sous-unité synthétase (Post et al., 1990; Miles et al., 1993). Des
expériences de mutagenèse couplées à une étude cinétique ont permis de
montrer que ces deux sites ATP interagissent l'un avec l'autre (Guillou et al.,
1992).
De même, deux sites de liaison à la sous-unité glutaminase ont été révélés
par mutagenèse. Chacun de ces sites se trouve positionné de façon similaire,
l'un du côté N-terminal et l'autre du côté C-terminal de la sous-unité
synthétase (Guillou et al., 1989).
Concernant la régulation allostérique des CPSases, les sites de liaison des
effecteurs allostériques apparaissent essentiellement situés à l'extrémité C-
terminale de la sous-unité synthétase (voir ci-dessous).
iv) Régulation des CPSases.
a) Effecteurs
L'action des effecteurs se marque par une modification de l'affinité de
l'enzyme pour les deux ATP nécessaires à la synthèse de CP (Anderson et
Meister, 1966b; Anderson et Marvin, 1968; Braxton et al, 1992).
L'activité de la CPSase-II d'E. coli est rétro-inhibée par l'UMP et activée par
riMP, l'ornithine (intermédiaire de la voie de biosynthèse de l'arginine) et
l'ammonium (Anderson et Meister, 1966; Piérard, 1966; Anderson et Marvin,
1968; Braxton et al, 1992). Le rôle activateur de l'ammonium permettrait
de maintenir un taux minimum de CP nécessaire à la synthèse de protéines
et d'acide nucléique lors de carences en ATP et glutamine (Meister, 1989).
L'activité CPSase de Saccharomyces cerevisiae spécifique des pyrimidines est
inhibée par l'UTP (Jacquet et al, 1995) alors que celle de la CPSase
spécifique de l'arginine n'est pas régulée (Price et al, 1978).
La CPSase-I des mammifères n'est pas régulée (Hall et al, 1958; Hager et
Jones, 1967), alors que la CPSase III est activée par le N-acétyl-L-glutamate et
D'après Lawson étal., 1996.
Fig. 9
Arbre phylogénétique construit à partir des alignements des domaines CPS-A et CPS-B.
Seul l'alignement dérivé de CPS-B est représenté, CPS-A permettant de donner une racine à l'arbre.
Pour les organismes qui contiennent deux CPSases, les séquences sont identifiées par les lettres
"Arg" (CPS-II spécifique de l'arginine),"pyr' (CPS-II spécifique des pynmidines), "CPS-I" et"CPS-IH".
Représentation schématique de l'organisation des gènes codant pour les CPSases.
Boites grisées: région codant pour le domaine ou la sous-unité glutaminase.
Boîtes blanches: région codant pour le domaine ou la sous-unité synthétase.
Boîtes damiers: région codant pour une portion de l'ATCase (complexe CAD eucaryotique).
Boîtes lignées: séquences traduites entre les régions codant pour les 2 domaines de la CPSase
(caractéristique de l’organisation génomique de ces organismes).
que le complexe CAD eucaryotique est inhibé par l'UTP et activé par le PRPP ^
(Shaw et Carrey, 1992).
b") Sites de liaison des effecteurs.
Les effecteurs de la CPSase-II d'E. coli (UMP et IMP) et le cofacteur
positif/activateur des CPSase-I et III (N-acétyl-L-glutamate) se lient à une
région de 20 kDa du côté C-terminal de la sous-unité synthétase (Rodriguez-
aparicio et al., 1989; Rubio et ai, 1991; Buesco et al., 1994). Le groupe de
Evans a également mis en évidence la liaison d'UTP et de PRPP à une région
équivalente, au niveau de la CPSase du complexe CAD de hamster (Liu et al.,
1994). Ce domaine C-terminal de liaison des effecteurs est nécessaire à la
stabilisation de la CPSase (Czerwinski et ai, 1995). En outre, il modulerait le
fonctionnement du domaine catalytique, même en absence de ligands
allostériques (Liu et al., 1994).
Le site de liaison de l'ornithine serait en dehors de cette région de 20 kDa
(Liu et al., 1993; Czerwinski et al, 1995). Il semblerait également qu'un
second site de liaison du N-acétyl-L-glutamate existe du côté N-terminal de
la CPSase I (région correspondant au domaine N-terminal de la sous-unité
GLNase chez E. coli) (Mc Cudden et Powers-Lee, 1996).
v) Évolution des CPSases
Les analyses phylogénétiques menées sur l'ensemble des CPSases connues ont
permis de retracer l'évolution des différentes classes de CPSases (van den
Hooff et ai, 1995, Lawson et al., 1996) (figure 9).
La CPSase bactérienne de classe II hétérodimérique constitue la CPSase
ancestrale. Chez les eucaryotes, une tendance à la fusion des gènes codant
pour les sous-unités synthétase et glutaminase s’amorce très tôt, puisque les
parasites eucaryotiques (Plasmodium et Babesia) possèdent déjà une CPSase
monomérique portant les fonctions d'hydrolyse de la glutamine et de
synthèse de CP. Seule la CPSase de levure spécifique de l’arginine possède
une structure dimérique qui serait due à la séparation ultérieure des gènes
codant pour les sous-unités synthétase et glutaminase (Simmer et al., 1990
^). Par un processus de duplication de gènes, les eucaryotes ont acquis deux
CPSases monomériques, l'une spécialisée dans la synthèse de pyrimidines
(CPSase-P), l'autre dans la synthèse de l’arginine (CPSase-A). Les CPSase-A
obtiennent la capacité de lier le N-acétyl-L-glutamate donnant naissance
aux CPSases de classe III des vertébrés. Cependant, dans la lignée menant à
3 5 -phosphorybosy 1-1-pyrophosphate: substrat important des voies de biosynthèse des purines et des
pyrimidines
NH3
C02 + NH3
Fig. 10. Voie de l'arginine déiminase
OTCc, ornithine carbamoyltransférase catabolique (EC 2.1.3.3);
CK, carbamate kinase (EC 2.7.2.2); ADI, arginine déiminase (EC 3.5.3.6) .
CP, carbamoylphosphate.
CPSase CKase
(1)ATP + HC03'
(2) HOCOOP03 + NH3
(3) NH2COO'+ ATP
-- H0C00P03 + ADP
(carboxyphosphate)
---NH2COO'+Pi
(carbamate)
NH2COOPof+ ADP
(carbamoylphosphate)
(4) 2 ATP + HC03'+ NH3 ■ 2 ADP + NH2C00P03 + Pi
NH2COOH +ATP
(carbamate)
2-r NH2C00P03 +ADP
(carbamoylphosphate)
AG'O = 8,9 KJ/ moi
HC03‘+NH3 ' HOCONH2 + H2O
(carbamate)
AG'O = -1,6 KJ/ mol
(5) HC03‘ + NH3 + ATP ^ ■ NH2COOP03 + ADP + H
2O
(carbamoylphosphate)
AG'O = 8,9 -1.6 = 7,3 KJ/ mol
A G'O = -23.2kJ/ mol
l'homme et au rat, le domaine glutaminase porté par les CPSases-III serait
devenu inactif donnant naissance aux CPSases de classe I incapable de
synthétiser le CP à partir de glutamine (Nyunoya et ai, 1985).
vi) La carbamate kinase.
La réaction de synthèse du carbamoylphosphate peut être catalysée in vitro
par une carbamate kinase (CKase, EC 2.7.2.2) à partir de carbamate et d'une
molécule d'ATP avec formation d'ADP; cependant, le sens physiologique de
la réaction de ces enzymes est celui de la synthèse d'ATP (Meister, 1989). Les
CKases sont toujours intégrées à une voie de dégradation de composés
guanidiliques utilisant le carbamoylphosphate dérivé de ces composés. Ces
enzymes font notamment partie du métabolisme de dégradation de
l'arginine, via la voie de l'arginine désiminase, qui permet à un certain
nombre d'organismes anaérobes facultatifs tels que Pseudomonas aeruginosa
(Baur et ai, 1989) ou Enterococcus faecalis (Jones, 1963) d'utiliser l'arginine
comme source d'énergie en condition anaérobe (Abdelal, 1979; Abdelal et al.,
1982)(figure 10).
Les CKases sont des enzymes dimériques constituées de sous-unités
identiques de poids moléculaire 33 kDa (Schimke et al., 1966; Abdelal et ai,
1982; Baur et al., 1989; Marina et al., 1994). Chaque sous-unité catalyse la
phosphorylation d'une molécule d'ADP en ATP avec libération de carbamate
qui se décompose spontanément en NH3 et CO2 (Marshall et Cohen,
1966)-Il existe deux différences majeures entre les CPSases et les CKases (Rubio,
1993)(tableau 3).
i) Les CKases catalysent la synthèse réversible de CP en utilisant une seule
molécule d'ATP par molécule de CP synthétisée (réaction 5; AG’o= 7,3
kJ/mol). Par contre, la réaction catalysée par les CPSases utilisent deux
molécules d'ATP (réaction 4) par molécule de CP synthétisée ce qui rend la
réaction irréversible. En effet, la réaction 4 (AG’o= -23,2 kJ/mol) catalysée
par la CPSase équivaut au couplage de la réaction 5 (AG’o= 7,3 kJ/mol)
catalysée par la carbamate kinase et d'une réaction d'hydrolyse de l'ATP
(AG’o= -30,5 kJ/mol).
ii) La réaction de phosphorylation du carbamate est commune aux deux
enzymes mais la réaction de phosphorylation du carboxyphosphate est
spécifique aux CPSases bien que les CKases soient capables de catalyser cette
gène codant
pour le complexe CAD: !GLNl CPS-Â~ CPS-B
clonage;
1 ~ CPS-A 1 CPS-B
---
---protéines recombinantes:
iGLlsr CPS-A I CPS-A
Synthèse de CP
Mm
GLNI CPS-B CPS-B
Synthèse de CP
Régulation allostérique
Fig. 11a; Les entités CPS-A et CPS-B catalysent l'intégralité des réactions de synthèse de CP.
Les régions codant pour les entités CPS-A et CPS-B de la CPSase du complexe CAD humain
ont été clonées en présence du gène codant pour la sous-unité glutaminase (GLN).
Les protéines recombinantes catalysent l'intégralité des réactions menant à la synthèse de CP à partir de
glutamine avec une stœchiométrie de 2 molécules d'ATP utilisées par molécule de CP synthétisée.
Les deux entités sont donc capables i) de lier le bicarbonate et le carbamate, ii) d'intéragir avec
la sous-unité glutaminase et iii) de lier le NH3 transféré par la sous-unité glutaminase.
Ces études confirment également que le site de fixation des effecteurs allostériques se situe
du côté C-terminal du domaine synthétase, c’est-à-dire au niveau de CPS-B (Guy et Evans, 1996).
Gène:
GLN
CPS-AliCPS-A2!CPS-A3ij CPS-8li CPS-82 | CPS-B3 jProtéines recombinantes:
; GLN
1CPS-Ai!cPS-A2!CPS-A1 jcPS-A2 |GLN!
;cps-A2îcps-A2ou ou
! GLN
IcPS-Bl icPS-B2
ICPS-Bl icPS-82 GLN
icPS-B2
lcPS-B2
iSynthèse de CP Synthèse de CP à partir d'ammonium uniquement
Non régulé par l'ATP et le bicarbonate niveau de synthèse de CP accru
Pas de régulation allostérique
Fig. 11b: Sur base d'homologie de séquence, 3 domaines ont été définis au sein des entités CPS-A et CPS-B
(CPS-A1-2-3;CPS-B1-2-3).
Les domaines CPS-A2 et CPS-B2 catalysent la synthèse de CP et donc contiennent l'intégralité du site catalytique.
Contrairement aux domaines CPS-A1-A2 et CPS-B1-B2, les domaines CPS-A2 et CPS-B2 sont incapables de catalyser
la synthèse de CP à partir d'ammonium. Cela suggère que les domaines, CPS-A1 et CPS-B1 sont responsables de
l'association de la sous-unité synthétase avec la sous-unité glutaminase.
L’activité des domaines CPS-A2 et CPS-B2 est supérieure à l'activité de la CPSase sauvage, ce qui suggère que les
domaines CPS-A1 et CPS-B1 seraient responsables de l'atténuation de l'activité des domaines CPS-A2 et CPS-B2.
Ce phénomène d’atténuation responsable du couplage des réactions entre les sous-unités synthétase et glutaminase
nécessite la présence des domaines CPS-A3 et CPS-B3 pour être pleinement effectif, les constructions CPS-A1-A2
et CPS-B1-B2 étant insensibles à la régulation par l’ATP et le bicarbonate.
Les domaines CPS-A1-CPS-A2 et CPS-B1-CPS-B2 sont insensibles aux effecteurs nucléotidiques, ce qui confirme
que le site de fixation des effecteurs se situe du côté C-terminal de la sous-unrté synthétase (domaine CPS-A3 ou CPS-B3)
(Guy ef al., 1997).
vii) Origine des CPSases.
a) Homologie de structure entre les domaines N- et C-terminaux
de la sous-unité svnthétase des CPSases.
Nyunoya et Lusty (1983) ont observé un haut degré de similarité (39% de
résidus identiques) entre la partie amino et carboxy-terminale de la sous-
unité synthétase é'E. coli. Cette observation les a conduit à proposer que le
gène carB codant pour la sous-unité synthétase résulte de la duplication
d'un gène ancestral plus petit. On peut donc diviser la sous-unité synthétase
en deux entités: CPS-A et CPS-B. L'homologie structurale présumée entre les
deux entités CPS-A et CPS-B se trouve confortée par la mise en évidence d'un
site ATP (Post et al., 1990, Miles et ai, 1993) et d'un site de liaison à la sous-
unité glutaminase (Guillou et al., 1989) positionnés chacun de façon
similaire au niveau de chaque entité (voir § I,iiib). En outre, la
détermination de la structure cristallographique de la CPSase d'E. coli
suggère que la sous-unité synthétase ait évolué à partir d'un précurseur
homodimérique (Thoden et al., 1997). En effet, les entités CPS-A et CPS-B
forment un pseudohomodimère dont les acides aminés situés à l'interface
CPS-A/CPS-B montrent un haut degré de similarité. Cette organisation
pseudohomodimèrique où les deux régions (N- et C-terminale) contenant
chacune un site de liaison de l'ATP sont au contact du domaine allostérique
C-terminal explique notamment le fait que les effecteurs influencent les
deux étapes de phosphorylation de la réaction de synthèse du CP alors que
le site de liaison des effecteurs allostériques est situé du côté C-terminal de
la sous-unité synthétase (Rubio et ai, 1991).
b) Homologie fonctionnelle entre les domaines N- et C-terminaux
de la sous-unité svnthétase des CPSases.
Outre cette homologie structurale, les deux entités présentent également une
homologie fonctionnelle. La mise en évidence de deux sites ATP distincts,
l'un au niveau de CPS-A et l'autre au niveau de CPS-B par mutagenèse
dirigée, suggère que chaque entité soit spécialisée l'une dans la
phosphorylation du bicarbonate l'autre dans la phosphorylation du
carbamate. Ces deux réactions apparaissent similaires puisqu'il s'agit de
réactions de phosphorylation de deux analogues structuraux, le bicarbonate
et le carbamate.
Les travaux menés par le groupe de Guy et Evans (1996) et décrits à la figure
lia renforcent l'hypothèse de similarité fonctionnelle entre les deux entités
de la sous-unité synthétase. Ces travaux démontrent en effet que les entités
CPS-A et CPS-B sont toutes deux capables de réaliser les deux étapes de
phosphorylation. Concrètement, la répartition des deux réactions de
phosphorylation sur chaque entité dépendrait du positionnement de ces
25
Ancestral proieins X kinase I GAT Prokaryola CPS II Fungal CPS II Invenebrate. Rsli CPS III Ureotelic terrestrial vertébrale CPS I SH ^ lusion gluiaminase I duplicallon, fusion
No documento
A expressão do espaço dinâmico no português : linguagem e multiculturalismo
(páginas 70-74)