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Proposta de um molde proposicional de movimento

4. O ESPAÇO DINÂMICO E A PREDICAÇÃO VERBAL

4.4. Moldes proposicionais

4.4.1. Proposta de um molde proposicional de movimento

caractérisation.

Ce travail ayant fait l'objet d'un article soumis à la publication, je n'insisterai que sur les

éléments essentiels de cette étude, le reste étant détaillé dans l'article en annexe.

i) État des données.

Une activité ATCase a été détectée en extrait brut chez l'archéon

acidothermophile Sulfolobus acidocaldarius (Van de Casteele et ai, 1997 ^).

L'activité ATCase mesurée est cependant trop faible (activité spécifique à

55°C = 0,32 unité4/ mg de protéine) pour permettre une étude détaillée de

l'enzyme. Nous avons donc entrepris de cloner le gène codant pour l'ATCase

de S. acidocaldarius afin de surexprimer l'enzyme, de la purifier et d'en

étudier les caractéristiques cinétiques et régulatrices.

ii) Clonage des gènes codant pour l'ATCase de S. acidocaldarius.

Le clonage des gènes codant pour l'ATCase de S. acidocaldarius par

complémentation d'une souche d'E. coli CôOOAATCase *6 a permis d'isoler un

fragment PstI de 6,9 kb de la banque génomique de S. acidocaldarius. Un

“Southern blot” en conditions restrictives (voir Matériels et Méthodes) a

confirmé que cet insert provenait du génome de S. acidocaldarius. La figure

28 montre la présence d'une bande de taille identique à notre insert de 6.9

kb présente dans le génome de 5. acidocaldarius coupé par Pstl.

Le fragment de 6,9 kb a été séquencé par Thia-Lin Thia-Toong et Daniel Charlier (Onderzoekingsinstituut.

COOVI et Erfelijkheidsleer en Microbiologie, VUE).

Tableau 6. Identité et similarité de différentes ATCases.

PyrB Pyrl n° accession

ref.

identity % similarity % identity % similarity %

Pyrococcus

horikoshii*

50 68 48 66 PH0720

PH0721

Kawarabayasi

et al.,1998

Archaeoglobus

fulgidus*

47 69.8 43.3 57.8 AF0106

AF0107

Klenk et

al., 1997

Methanohacterium

thermoautotrophicum

*

47 66 49 71 MTH1413

MTH850

Smith et

al., 1997

Methanococcus

iannaschii *

44.5 63.6 40 50.6 MJ1581

MJ1406

Bult et al.,

1996

Pyrococcus abyssi 43.5 60.7 43.5 60.6 U61765 Purcarea et

al., 1997

Vibrio sp. 38 54 27.6 48 Y09786 (Xu et al.,

1998)

Serratia warcescens 36 55 30 50 J05033 Beck et al.,

1989

Escherichia coli 35 53.6 30 48 K01472 Hoover et

al., 1983;

Schachman et

al., 1984

Salmonella

tvphimurium

34.3 54 29 48 X05641 Michaëls et

al., 1987

PyrB: sous-unité catalytique; Pyrl: sous-unité régulatrice.

Ce fragment Psîl contient plusieurs ORF dont deux codent effectivement

pour les éléments d’une ATCase de classe B. Les protéines codées par la

deuxième et la troisième ORF de ce fragment montrent en effet entre 27,6 et

50% d'identité pour la sous-unité catalytique (codée par le gène pyrB) et

pour la sous-unité régulatrice (codée par le gène pyrl) des ATCases de

classes-B caractéristiques des Enterobacteriaceae, des Vibrionaceae et des

archaea (Voir Introduction) (Tableau 6).

Cependant, contrairement aux ATCases des archaea actuellement connues

appartenant au domaine des Euryarchaeota, les gènes codant pour l'ATCase

de Sulfolobus acidocaldarius, représentant du domaine des Crenarchaeota,

sont regroupés en opéron avec d'autres gènes de la biosynthèse des

pyrimidines ’ ^(figure 29):

i) La protéine codée par la première ORF montre 36% d'identité avec

l'orotate phosphorybosyl transférase (codée par le gène pyrE) de la bactérie

primitive Aquifex aeoliticus, 34 à 35% d'identité avec la partie N-terminale

de l'UMP synthétase eucaryotique (qui correspond à l'activité orotate

phosphorybosyltransférase)!^ et 31 à 36 % d'identité avec leurs homologues

archéens. L’extrémité 5’ du gène pyrE ainsi que l’extrémité 3’ chevauchante

du gène pyrF (codant pour l’orotidine 5’- phosphate décarboxylase) ont été

clonées par PCR inverse par D. Charlier et T-L. Thia-Toong (communication

personnelle). Les gènes pyrE et pyrE, contrairement aux gènes pyrB, pyrl,

pyrC et pyrD, sont transcrit en sens inverse. Cette organisation n'a encore

jamais été décrite pour les gènes de la biosynthèse des pyrimidines chez

quelque organisme que ce soit. En outre, à notre connaissance, cette

organisation en opéron divergent n'a encore jamais été rapportée dans les

génomes d'archaea.

ii) La protéine codée par la quatrième ORF présente 30% d'identité

avec la dihydroorotase (DHOase; codée par le gène pyrC) d'Aquifex, entre 27

et 29% d'identité avec la partie dihydroorotase du complexe CAD

eucaryotique et entre 31 et 33% d'identité avec leur homologue archéen.

Deux familles de DHOase ont été mises en évidence sur base d'analyses

phylogénétiques (Simmer et al., 1990 b);

-d'une part, les DHOases monofonctionnelles actives (E. coli, S.

typhimurium, la DHOase encodée par le gène URA4 de 5. cerevisae)

^ ^ Les séquences des gènes pyrB, pyrl, pyrC, pyrD et pyrE sont accessibles dans les banques de données sous les

numéros d'accession suivants: X 99782, Y08309, Y12822, Y12823.

Chez les mammifères, l'activité orotate phosphorybosyl transférase (EC. 2.4.2.10) et l'activité orotidine 5'

monophosphate décarboxylase (EC. 4.1.1.23) sont regroupées en une protéine bifonctionnelle, l'UMP synthétase

(Griffith et ai, 1986).

Fig 29.Clone d'un fragment d'ADN

génomique Pstl de 6.9 kB de

Sulfolobus acidocaldarius.

1000 2000 3000 4000 5000 6000

PstI

?y^ pyrD

pyrB pyrC Psfcl

pyrE

pyrB : gène codant pour la sous-unité catalytique de l’ATCase (299 aa)

pyrl : gène codant pour la sous-unité régulatrice de l’ATCase (164 aa)

pyrC igène codant pour la dihydroorotase (DHOase; EC 3.5.2.3) (355 aa)

pyrD : gène codant pour la dihydroorotate déshydrogénase (DHOdehase; EC 1.3.3.1 ) (265 aa)

pyrE : gène codant pour l’orotate phosphoribosyl transférase (OPRTase; EC 2.4.2.10) (197 aa)

-d'autre part, les DHOases soit actives {T. aquaticus) soit inactives

(ATCase de classe A de Pseudomonas, la DHOase encodée par le gène URA2

chez S. cerevisiae) formant un complexe avec l'ATCase, les DHOases

d'eucaryotes supérieurs (complexe CAD) ainsi que les DHOases d'archaea.

Ces analyses ont conduit Shepherdson et al. (1997) à proposer que les

DHOases eucaryotiques dérivent des DHOases archéennes. La DHOase de

S. acidocaldarius présente entre 27 et 29% d'identité avec les DHOases

eucaryotiques et semble donc, tout comme les DHOases des autres archaea,

appartenir à la deuxième famille. Ce résultat a été confirmé ultérieurement

par des analyses phylogénétiques (Shepherdson étal., 1997).

iii) La protéine codée par la cinquième ORF présente entre 36 et 39%

d'identité avec les dihydroorotate oxydases bactériennes (codée par le gène

pyrD), 28% d'identité avec la dihydroorotate oxydase de levure et entre 32

et 40% d'identité avec leurs homologues archéens.

La dernière ORF du fragment de 6,9 kb code pour une protéine homologue

au régulateur transcriptionnel global eubactérien Irp. Cette ORF montre, en

effet, entre 24,5 et 29% d'identité avec les protéines régulatrices

eubactériennes de la famille Irp et entre 25,8% et 30,6% d'identité avec leurs

homologues archéens issus de Methanococcus jannaschii (Bult et al., 1996)

et de Pyrococcus furiosus (Kyrpides et Ouzounis, 1995). L'abondance de

messagers codant pour cette protéine chez S. acidocaldarius (voir article en

annexe: Charlier et al., 1997) suggère en outre que celle-ci fonctionne en tant

que régulateur global de la transcription et organisateur de génome, comme

proposé pour la protéine Irp é'E. coli (Newman et ai, 1997). Les gènes de S.

acidocaldarius, de M. jannaschii et de P. furiosus codent donc pour des

activateurs transcriptionnels de type bactérien, ce qui est surprenant vu les

importantes similarités structurales et fonctionnelles entre les machineries

transcriptionnelles des archaea et des eucaryotes (voir Introduction).

iii) Analyses des séquences promotrices et de terminaison de la

transcription.

Trois sites d'initiation de la transcription ont été mis en évidence en amont

des gènes pyrE, pyrB et pyrC par élongation d'une sonde spécifique par la

transcriptase inverse (Charlier et Thia-Toong, résultats non publiés). Ces

sites sont situés à une distance de 23 à 28 bp d'une boîte-A putative

(équivalent de la boîte TATA eucaryotique, voir Introduction) (figure 30).

Les gènes pyrB et pyrl ont en commun la même boîte A de séquence "tttaaa"

proche de la séquence consensus. Par contre, la séquence de la boîte A

putative "tcaata" située en amont du gène pyrC est moins conservée. Il est

Fig.30: Clone d’un fragment d’ADN génomique Bam HIPstI de 7.6 Kb de

Sulfolobus acidocaldarius.

PS tl

BamUI

1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000

pyrD

pyrB

rF

ÆrE

TAGAATAATTTTAGCTTTAG

stop

taaattttgacaggtcaat^aaggaaattagggcaaactgcaagcctgat atg

PS tl

TAAGTTTTTATTAAGCAAAACCCTTA

stop

cat 11taacccta11taaactgaaggcaaaag

gta aaattgggataaatttgacttccgttttct

actttae atataattttagactaaccttatttaagggcgtta ttg

gaaatt tatattaaaatctgattggaataaattcccgcaat aac

Promoteurs et sites de terminaison putatif de l’opéron pyr de Sulfolobus acidocaldarius.

boîtes = boîte -A, lettres en gras = site de terminaison.

Le fragment cloné au cours de ce travail est un fragment Pst \-Pst I qui ne comprend pas l’intégralité

du gène pyrE, la fin de ce gène et l’extrémité 3’ du gène pyrF ont été clonés par PCR reverse par

donc probable, si on considère le fait que les gènes pyr forment un opéron,

que ce promoteur constitue un promoteur secondaire.

Concernant la terminaison de la transcription, une succession de

pyrimidines pouvant potentiellement servir de site de terminaison apparaît

en aval du gène pyrE mais aucune succession n'a été détectée en aval des

gènes pyrBI,pyrC etpyrD. Par contre, une succession de pyrimidines

apparaît en aval du gène Lrp ce qui suggère que le gène Lrp pourrait

éventuellement faire partie de l'opéron pyr. Aucune répétition inversée riche

en GC et aucune structure secondaire de type "stem-loop" pouvant

potentiellement servir de terminateur de la transcription chez les archaea

Wich et ai, 1986 b; Millier et ai, 1985) n'ont été mises en évidence (DNasis,

DNA-strider).

iv) Composition en acides aminés.

Afin de révéler les éléments de la structure primaire contribuant à la

thermostabilité des ATCases d'organismes thermophiles, leur composition en

acides aminés a été comparée avec celles d'enzymes issues d'organismes

mésophiles ( dont les séquences sont disponibles dans les banques de

données).

i) Chaîne catalytique:

On observe une diminution du nombre de résidus thermolabiles au niveau

de la chaîne catalytique des ATCases d'organismes thermophiles comparée à

celles d'organismes mésophiles (64% de cystéines et 38% d'asparagines en

moins); seule l'ATCase de S. acidocaldarius exhibe un contenu en asparagine

de 31% plus élevé comparé aux ATCases des organismes mésophiles. De

même, les résidus neutres sont moins abondants au niveau des ATCases

d'organismes thermophiles (46% de glutamine et 19.1% de sérine en moins).

Par contre, le contenu en résidus chargés est nettement plus élevé au niveau

des ATCases d'organismes thermophiles (33% de glutamate et 33% de lysine

en plus), seule la chaîne catalytique de l'ATCase de S. acidocaldarius se

distingue par un contenu en glutamate seulement supérieur de 7% à celui

des enzymes issues d'organismes mésophiles. En ce qui concerne les résidus

hydrophobes, nous observons une diminution du nombre d'alanines (26.5%

en moins) compensée par une augmentation du nombre d'isoleucines (27%

en plus) au niveau des chaînes catalytiques des ATCases d'organismes

thermophiles par rapport à ceUes issues d'organismes mésophiles. Enfin, les

résidus aromatiques telle la tyrosine sont plus fréquents dans l'ATCase de 5.

acidocaldarius que dans les ATCases d'organismes mésophiles (43%).

Fig. 31a : Alignement multiple de séquences de la chaîne catalytique des ATCases

issues d'organismes bactériens et archéens.

Site actif, résidus impliqués dans l'interface cl-c4 et l'interface cl-c2 dans

l'ATCase d'F. coli.

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Salti

Serma

E.coli

Vibrio

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Salti

Serma

E.coli

Vibrio

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Salti

Serma

E.coli

Vibrio

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Salti

Serma

E.coli

Vibrio

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Salti

Serma

E.coli

Vibrio

1 10 20 30 40 50

--- MKHIISAYNFSRDELEDIFALTDKYSKNLNDTR—KILSGKTISIAFFEPSTRT

—MEWKGRDVISIRDFSKEDIEWLSTAERLEKEMKEKGQLEYAKGKILATLFFEPSTRT

—MDWKGRDVISIRDFSKEDIETVLATAERLERELKEKGQLEYAKGKILATLFFEPSTRT

--- VMRHLISIGDLDREDINYILKKAEEFEDVARGEKKLRILEGKILGNLFFEPSTRT

--- MFENVISIKDFKREDIEFILREAEKMEPFASGEKSSSALRGKILGMMFYEPSTRT

--- MKHLISMKDIGREEILEILDEARKMEELLNTKRPLKLLEGKILATVFYEPSTRT

MANPLYQKHIISINDLSRDDLNLVLATAAKLKANPQP--- ELLKHKVIASCFFEASTRT

MANPLYHKHIISINDLSRDDLELVLATAAGLKANPQP--- ELLKHKVIASCFFEASTRT

MANPLYQKH11SINDLSRDDLNLVLATAAKLKANPQP--- ELLKHKVIASCFFEAS TRT

MANPLFRKHIVSINDISRNELELIVKTAAKLKKQPQP--- ELLKNKVIASCFFEASTRT

..* .... . *. *.*****

60 70 80 90 100 110

YLSFQKAIINLGGDVIGFSGEESTSVAK-GENLADTIRMLNNYSDGIVMRHKYDGASRFA

RLSFESAMHRLGGSVIGFAEASTSSV-KKGESLRDTIKTVEQYSDVIVIRHPKEGAARLA

RLSFESAMHRLGGAVIGFAEASTSSV-KKGESLRDTIKTVEQYCDVIVIRHPKEGAARLA

RMSFETAMKRLGGDVINMTAQEASSIAK-GETLADTIRWSGYCDAIVIRHPLEGAARFA

RLSFETAMKRLGGDWGFADTGATSAVK-GESLADTAMMLSAYSDAIVIRHNLEGAARYI

RLSFETAMKRLGGEVITMTDLKSSSVAK-GESLIDTIRVISGYADIIVLRHPSEGAARLA

RLSFETSMHRLGASWGFSDSANTSLGKKGETLADTISVISTYVDAIVMRHPQEGAARLA

RLSFETSMHRLGASWGFADGSNTSLGKKGETLADTISVISTYVDAIVMRHPQE-GARMA

RLS FETSMHRLGAS WGFSDS ANTSLGKKGETLADTIS VISTYVDAIVMRHPQEGAARLA

RLSFETAIQRLGGTVIGFDNASNTSLAKKGETLADSISVISSYVDAFVMRHPQEGAARLA

•**••• ** *• .* *****^ ^ ** ^

120 130 140 150 160 170

SEIS-DIPVINAGDGKHEHPTQAVIDIYTINKHFNTIDGLVFALLGDLKYARTVNSLL-R

AEVA-DIPVINAGDGSNQHPTQTLLDLYTIKKEFGTIDGLKIGLLGDLKYGRTVHSLA-E

AEVA-EVPVINAGDGSNQHPTQTLLDLYTIKKEFGRIDGLKIGLLGDLKYGRTVHSLA-E

AENS-SVPVINAGDGAGQHPTQTLLDLYTIKKECGRLDGITIALMGDLKYSRTIHSLI-K

SDW-DVPVINAGDGAGQHPTQTLLDLYTMKRFFGRIGSLRVALVGDLKYGRTVHSLA-Y

SEYS-QVPIINAGDGSNQHPTQTLLDLYTIMREIGRIDGIKIAFVGDLKYGRTVHSLV-Y

TEFSGQVPVLNAGDGSNQHPTQTLLDLFTIQETQGRLDNLHIAMVGDLKYGRTVHFAKPR

SEFSGNVPVLNAGDG-NQHPTQTLLDLFTIQETQGRLSNLSIAMVGDLKYGRTVHSLT-Q

TEFSGNVPVLNAGDGSNQHPTQTLLDLFTIQETEGRLDNLHVAMVGDLKYGRTVHSLT-Q

SEFS-NVPVINGGDGSNQHPTQTLLDLFSIYETQGCLDNLNIALVGDLKYGRTVHSLA-Q

.. .*..* *** .****...*.... . . . ,***** **..

180 190 200 210 220 230

ILTRFRPKLVYLISPQLLRARKEILDELNYPVKEVEN--- PFEVINEVDVLYVTRIQKER

ALAFYD-VELYLISPELLRMPKHIVEELRERGMKIVETTKLEEVIGELDVLYVTRIQKE R

ALTFYD-VELYLISPELLRMPRHIVEELREKGMKWETTTLEDVIGKLDVLYVTRIQKER

ALALFD-MRIYLISPEALALPEDIIEDVSAEIRRAR--- LEEVISEIDVLYVTRIQKER

ALAVFG-ASMSFVSPPVLRMPDNIIHDLRRAGVEVKETERLDDVIDEVDVLYVTRIQKER

ALSLFENVEMYFVSPKELRLPKDIlEDLKAKNIKFYEKESLDDLDDDIDVLYVTRIQKER

TLAKFSGNRFYFIAPDALAMPQYILDMLDEKGMAWSLHGSIEEVMADVDILYMTRVQKER

ALAKFEGNRFYFIAPDALAMPAYILKMLEEKGIEYSSHGSIEEWPELDILYMTRVQKER

ALAKFDGNRFYFIAPDALAMPQYILDMLDEKGIAWSLHSSIEEVMAEVDILYMTRVQKER

ALAKFSGCKFYFIAPDALAMPEYICDELDEHNVSYACYNSIEEWPEIDVLYMTRVQKER

^ ★ * ** **

*• •• • ••••••

240 250 260 270 280 290

FVDEMEYEKIKGSYIVSLDLANKMKKDSIILHPLPRVNEIDRKVDKTTKAKYFEQASYGV

FPDEQEYLKVKGSYQVNLKILENVKDSLRIMHPLPRVDEIHPEVDKTKHAIYFKQVFNGV

FPDEQEYLKVKGSYQVNLKVLEKAKDELRIMHPLPRVDEIHPEVDNTKHAIYFRQVFNGV

FPDEEEYRKVSGSYRITAETLKSAKDSMIVMHPLPRVDEIHPSVDSTKHARYFQQSFYGV

FPDPEEYSRIRGAYHIDGSTVA—DRDLIVMHPLPRIDEISPEVDSLPQAMYFRQAFYGV

FPDPNEYEKVKGSYKIKREYVE—GKKFIIMHPLPRVDEIDYDVDDLPQAKYFKQSFYGI

LD-PSEYANVKAQFVLRP-DLNGARENMKVLHPLPRIDEITTDVDKTPHAWYFQQAGNGI

LD-PSEYANVKAQFVLAA—DLAGAANLKVLHPLPRIDEIATDVDKTPHAYYFQQAGNGI

LD-PSEYANVKAQFVLRASDLHNAKANMKVLHPLPRVDEIATDVDKTPHAWYFQQAGNGI

FD-ETEYQHMKAGFILSASSLKHAKDNLKVLHPLPRVDEIAVDVDKTPYAYYFQQAENGV

ii) Chaîne régulatrice:

La sous-unité régulatrice des ATCases issues d'organismes thermophiles

présente un faible contenu en résidus thermolabiles avec 92% de glutamines

en moins comparé à celles des organismes mésophiles. Concernant le

contenu en résidus chargés, on observe une augmentation du taux de

glutamate et de lysine au niveau des ATCases des organismes thermophiles

(38 et 37% respectivement) qui est compensé par une diminution en

aspartate et en histidine (33 et 49.3% respectivement). Certains résidus

hydrophobes comme l'isoleucine et la méthionine sont abondants (27 et 44

% en plus) au niveau des chaînes régulatrices des organismes thermophiles.

alors que l'on observe un contenu en résidus hydrophiles plus faible

comparé aux enzymes d'organismes mésophiles (38% sérine et 27% de

thréonine en moins); seule l'ATCase de S. acidocaldarius exhibe un contenu

en thréonine de 32% supérieur aux contenus des ATCases des autres

organismes thermophiles.

v) Alignement des séquences de l'ATCase de S. acidocaldarius

avec des ATCase d'enterobactéries et d'archaea.

Des alignements de séquences des sous-unités catalytiques et des sous-unités

régulatrices de S. acidocaldarius avec celles issues d'autres archaea.

d'entérobactéries et d’une bactérie psychrophile Vibrio sp. ont été réalisés.

a) Sous unités catalytiques:

L'alignement des sous-unités catalytiques révèle que tous les résidus du site

actif de l'ATCase d'E. coli sont parfaitement conservés ainsi que la majorité

des résidus impliqués dans des interactions aux interfaces cl-c4 (élaboration

de la structure quaternaire) (figure 31a).

On note néanmoins quelques modifications au niveau de l'interface cl-c4:

-l'acide aspartique 271 est remplacé par une asparagine au niveau des

interfaces de l'ATCase de 5. acidocaldarius.

-la proline 237 conservée dans les enzymes issues des entérobactéries

et des archaea méthanogènes {Methanococcus jannaschii et

Methanobacterium thermoautotrophicum) est remplacée par un glutamate

dans les enzymes des autres archaea et du Vibrio sp.

-l'alanine 241, conservée dans les enzymes issues des entérobactéries,

n'est conservée ni chez les archaea, ni chez Vibrio sp.

Contrairement aux résidus impliqués dans les interactions cl-c4, les résidus

impliqués dans les interactions cl-c2 sont peu conservés chez les enzymes

issues des archaea. Néanmoins, les trois interactions arginine-carbony 1

essentielles au niveau de l'interface cl-c2 de l'ATCase é'E. coli sont

conservées (Arg 269 - Asp 90; Arg 54 - Glut 86; Arg 65 - Asp 100) seule

310

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Salti

Serma

E.coli

Vibrio

PVRMSILTKIYGE---

PVRMALLALVLGVI---

PVRMAILSEVML---PVRMALLRLLISERRGSENQKIV

PVRMAILKKLIEDNEGE---

FAAQALLAIiVLNSELSL---FAR- S ALAL WNADL

AL---

FARQALLALVLNRDLVL---

YAREALLALVLNATIEG---300

Fig. 31b; Alignement multiple de séquences de chaînes régulatrices d'ATCases issues

de bactéries et d'archaea.

Résidus impliqués dans la liaison de l'ATP ou du CTP. Cystéines impliquées dans

la liaison de l'atome de Zinc dans l'ATCase d'E. coli.

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Serma

Salti

E.coli

Vibrio

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Serma

Salti

E.coli

Vibrio

Sulac

Pyrho

Pyrab

Arcfu

Metau

Met ja

Serma

Salti

E.coli

Vibrio

1 10 20 30 40

---

me

IQGNRKELMVSKIKNGTVIDHIPAGRAFAVLNVLGIKGHEG

--- MPELKVSAIKEGTVIDHIPAGKGLKVIEILGLSKLSN

--- MAELKVSAIKEGTVIDHIPAGKGLKVIEILKLGKLTN

--- VRELWSKIKEGTVIDHINAGKALLVLKILKIQPGTD

MKGNRGCPFPIQRQIIRGMDMKKPFELRVKPIKNGTVIDHITANRSLNVLNILGLPDGRS

--- MIPMEELKVKKITNGTVIDHIDAGKALMVFKVLNVPKETS

--- MTHDNKLQVEAIKCGTVIDHIPAQIGFKLLTLFKLTATDQ

--- MTHDNKLQVEAIKCGTVIDHIPAQVGFKLLSLFKLTETDQ

--- MTHDNKLQVEAIKRGTVIDHIPAQIGFKLLSLFKLTETDQ

---MKSNHMQVEAICNGYVIDHIPSGQGVKILRLFSLTDTKQ

* * * *****

50 60 70 80 90

-FRIALVINVDSKKMGKKDIVKIEDKEISDTEANLITLIAPTATINIVREYEWKKTKLE

GGSVLLAMNVPSKKLGRKDIVKVEGKFLSEEEVNKIALVAPTATVNIIRNYKWEKFKVE

GGAVLLAMNVPSKKLGRKDIVKVEGRFLSEEEVNKIALVAPNATVNIIRDYKWEKFKVE

-LTVSMAMNVPSSKMGKKDIVKVEGMFIRDEELNKIALISPNATINLIRDYEIERKFKVS

—KVTVAMNMDSSQLGSKDIVKIENRELKPSEVDQIALIAPRATINIVRDYKIVEKAKVR

---VMIAINVPSKKKGKKDILKIEGIELKKEDVDKISLISPDVTINIIRNGKWEKLKPQ

—RITIGLNLPSNELGRKDLIKIENTFLTEQQANQLAMYAPKATVNRIDNYEWRKLTLS

—RITIGLNLPSGEMGRKDLIKIENTFLTEEQVNQLALYAPQATVNRIDNYDWGKSRPS

—RITIGLNLPSGEMGRKDLIKIENTFLSEDQVDQLALYAPQATVNRIDNYEWGKSRPS

—RVTVGFNLPSHDGTTKDLIKVENTEITKSQANQLALLAPNATVMIIENFKVTDKHSLA

. . *. * **..*.* . ....* *.*. . *

100 110 120 130 140 150

VPKWKGILKCPNPYCITSNDVE-AIPTFKTLTEKP-LKMRCEYCETIIDENEIMSQILGANNK

VPEVIEGILKCGNPNCITNY—EYVTTKFYVISKNP-LKVRCHYCERTMEEEEILANL---

VPDVIEGILRCGNPNCITNH—EYVTTKFYVISREP-LKVRCHYCERTMEEEEILANL---

PPEWEGVLKCPNHACISNAEREPITPKFYIKTEEMRATARCHYCGRKIENLDNYIS---

LMDEVRGILRCPNPNCITNSD-EGVENRFYVISEEP-VLLRCYYCERLIEADEIESQF---

IPDEIEGTLKCTNPNCITNK—EKVRGKFKIESKNP-LKIRCYYCEKFLNEVIFE---

LPDHIDGVLTCPNGNCISRS—EPVRSSFSVKSRGGEVHLKCRYCEKEFEHQWLQAD---

LPERINNVLVCPNSNCISHA—EPVSSSFAVKKRANDIALKCKYCEKEFSHYWLAN---

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La numérotation est basée sur les séquences codant pour l'ATCase d'B. coli.

Sulac : Sulfolobus acidocaldarius', Pyrho ; Pyrococcus horikoschii', Pyrab : Pyrococcus

abyssi; Arcfu ; Archaeoglobus fulgidus} Metau : Methanobacterium thermoautotrophicum;

Metja : Methanococcus jannashii; Salti ; Salmonella tiphimurium; Serma ; Serratia

maritima} E.coli; E. coli: Vibrio: Vibrio sp.

l'arginine 65 est remplacée par une asparagine dans l'ATCase de S.

acidocaldarius.

On note également que:

-le glutamate 37 et la lysine 40, bien conservés dans les enzymes issues

des entérobactéries, de Vibrio sp. et des archaea du genre Pyrococcus (P.

furiosus et P. abyssi), ne sont pas conservés dans les enzymes des autres

archaea.

-l'aspartate 75 n'est conservé que dans les enzymes issues des

entérobactéries et des méthanogènes.

-l'histidine 41 et l'asparagine 78 conservées dans les enzymes

d'entérobactéries et de Vibrio sp., ne sont pas conservées dans les ATCases

d'archaea, l'histidine 41 étant remplacée par une glycine,

b) Sous unités régulatrices:

Un alignement des sous-unités régulatrices a révélé que la majorité des

résidus impliqués dans la liaison des effecteurs nucléotidiques à l’ATCase

é'E. coli sont conservés (figure 31 b). Cependant, le glutamate en position 9

est remplacé par une lysine ou par une sérine dans les enzymes issues

d'archaea méthanogènes et des autres archaea; l'alanine 10 n'est conservée

qu'au niveau des enzymes issues des entérobactéries, de Vibrio et des

archaea du genre Pyrococcus et la leucine 58, résidu spécifiquement

impliqué dans la liaison de l'ATP, est remplacée par une isoleucine chez

l'ensemble des ATCases d’archaea.

Cet alignement révèle également que les 4 cystéines impliquées dans la

liaison de l'atome de Zinc nécessaire à l'association des sous-unités

catalytiques et régulatrices sont toujours conservées.

vi) Sous-clonage des gènes codant pour l'ATCase de

S. acidocaldarius dans E. coli.

Deux sous-clonages ont été réalisés:

i) le gène pyrB codant pour les sous-unités catalytiques a été amplifié par

PCR et cloné dans le vecteur pTRC99A sous le contrôle d'un promoteur

inductible à l'IPTG. Cependant, les sous-unités catalytiques exprimées dans

E. coli n'étant pas thermostables (voir § II, xa), leur expression a également

été effectuée dans la levure par clonage du gène pyrB dans le vecteur pYX222

sous le contrôle d'un promoteur fort de levure.

ii) le gène pyrB et le gène pyrl, codant pour la sous-unité régulatrice, ont

également été tous deux clonés dans le vecteur pTRC99A. L'activité

spécifique de l'ATCase à 55°C atteint 45,8 +/- 9,1^0 unités/mg de protéine

20 SD= V[Ix2 - (Ix)2/n] / (n-1); n=6

c'est-à-dire environ 144 fois plus que l'activité spécifique observée dans

l'hôte natif.

vii) Estimation du poids moléculaire des sous-unités catalytiques

et régulatrices de l'ATCase issue de S. acidocaldarius.

Un gel d'électrophorèse en conditions dénaturantes a été utilisé pour

estimer le poids moléculaire des deux sous-unités de l'ATCase exprimées

dans E. coli. Après thermodénaturation 15 min à 85°C d'un extrait brut d'£.

coli contenant les gènes pyrBI, apparaît une bande de poids moléculaire

36.6 kD c'est-à-dire proche du poids moléculaire de la sous-unité catalytique

calculé sur base de la séquence (34 kDa). Les sous-unités régulatrices, non

visibles à faible concentration en protéine (étant plus petites, leur révélation

au bleu de Coomassie est plus délicate), ne peuvent pas être distinguées à

plus forte concentration car une série de bandes de poids moléculaires

proches de celui de la sous-unité régulatrice estimé sur base de la séquence

(17,911 kDa) apparaissent.

Pour visualiser clairement les sous-unités régulatrices, différents extraits ont

été réalisés:

a) un extrait brut d'E. coli contenant les gènes pyrB et pyrl

b) un extrait brut d'E. coli contenant le gène pyrB

c) un extrait brut d'E. coli contenant le vecteur pTRC99A

Les extraits sont thermodénaturés à 60°C 2i et déposés sur gel. Une bande

correspondant à un poids moléculaire de 18,2 kDa apparaît alors

uniquement au niveau de l'extrait provenant du clone pyrBI. ■

viii) Test d'induction à l'IPTG.

Afin de déterminer les conditions optimales d’induction de la production

d’ATCase, de l’IPTG (0,4 mM) a été ajouté à une culture de la souche

recombinante en phase exponentielle (D.O. 0,5) et en milieu riche (plus 50

|ig /ml d’ampicilline). Des prélèvements sont effectués à différents

intervalles de temps et l’activité ATCase est mesurée.

L'addition d'IPTG provoque un arrêt net de la croissance. La période

d'induction optimale par l'IPTG est de 3 heures, où l'activité spécifique est

2.5 fois plus élevée dans les cellules induites que dans les cellules non

induites (voir table ci-dessous).

La thermodénaturation ne dépasse pas 60°C car les sous-unités catalytiques seules (clone pyrB) sont instables

à plus haute température voir § x,a

Activité spécifique*

Temps d'induction + IPTG -IPTG

non induit 1.5 1

30 min 3.12 1.59

1 h 4.73 1.94

2h 4.63 1.83

3h 5.73 2.3

4h 3.31 2.9

*Dosage ATCase à 37°C en présence de tampon Tris HCl pH 8.5, 20mM Aspartate et

2mM CP.

ix) Purification de l’ATCase de 5. acidocaldarius exprimée dans

E. coli:

La purification de l'ATCase de S. acidocaldarius est réalisée à partir d’une

culture de la souche recombinante d'E. coli contenant le gène pyrB et le gène

pyrl sous le contrôle du promoteur inductible à l'IPTG. Aucune purification

de cette enzyme n'ayant été entreprise précédemment, la purification de

l'ATCase a nécessité un certain nombre de tests visant essentiellement à

améliorer le rendement de purification de l'enzyme, le taux de purification

étant en général bon (l'activité spécifique varie entre 1130 et 1840

unités/mg).

Mises au point d’un protocole de purification de l'ATCase de S .

acidocaldarius.

i) Premier essai de purification de l’ATCase.

Après centrifugation de 5 litres de culture, les cellules sont resuspendues

dans 25 ml de tampon phosphate 100 mM pH7,3 additionné de DNase et

d'inhibiteurs de protéase et sont soumises aux ultra-sons 6 min puis

centrifugées pendant 10 minutes à 12.000 rpm. L'extrait acellulaire est

incubé 15 minute à 85°C, centrifugé et dialysé contre du tampon Tris/HCl

20 mM pH7,3. Après dialyse, l'extrait est placé sur colonne de

DEAE-Sépharose conditionnée au préalable avec du tampon Tris/HCl 20 mM

pH7,3. L'activité ATCase est éluée par un gradient 0-0,5 M KCl dans du

tampon Tris/HCl 20 mM pH7,3. Les fractions contenant l’activité ATCase

sont rassemblées et dialysées contre du tampon Tris/HCl 20 mM pH 8,5 et

ehargées sur colonne de Mono-Q HR 10/10 (FPLC). Après élution de l'activité

ATCase par un gradient 0-0,5 M NaCl dans du tampon Tris/HCl 20 mM