CAPÍTULO VI – CONCLUSÕES
1. Principais conclusões do estudo
Le mot expérience n’est pas seulement présent dans l’apprentissage informel, il a été récupéré
par la VAE (validation des acquis par l’expérience) qui traduit une expérience en
compétences et dont l’institution reconnaît la valeur. Bien sûr la VAE s’adresse
essentiellement à des adultes ayant un parcours de vie qui leur a permis de développer des
compétences hors champ scolaire et qui souhaitent avoir une reconnaissance institutionnelle.
Il s’agit pour le sujet d’analyser son expérience et d’évaluer ses savoirs à travers son
expérience. La VAE est à la frontière de l’informel et du formel puisqu’il s’agit pour le sujet
de prouver - donner des preuves - de ses aptitudes acquises dans un cadre non formel à un
jury relevant de l’institution. C’est le jury, en fonction des preuves apportées par le sujet qui
déterminera ou non des compétences du sujet. Dans son article le travail des jurys de VAE ou
la mise en scène de l’expérience, Auras (2013) explique tous les biais relationnels qui sont
liés à la VAE. La mise en scène de l’expérience peut être honnête ou frauduleuse, réussie ou
ratée. Il s’agit ici également d’un jeu de rôle avec un cahier des charges bien précis que
l’institution impose au candidat. L’obtention de la VAE à l’université par exemple, ne
dépendra pas seulement de la faculté du sujet à problématiser son expérience, il faudra qu’il
prouve également qu’il a les codes ou les normes de l’Institution :
« Une présentation de soi correspondant aux codes culturels de l'enseignement
supérieur est la condition minimale d’une validation satisfaisante. Réussir une
VAE, c’est être capable d'intérioriser les règles sociales implicites de l’université
correspondant aux allants-de-soi décrits par Coulon (1997) : savoir se comporter
face au jury, trouver les codes de communication à l’oral comme à l’écrit. »
(Auras, 2013).
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Nombreux sont les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet et qui ont mis en parallèle
l’Expérience de la VAE et les apprentissages informels, or nous n’allons pas poursuivre notre
réflexion sur la VAE car les études s’y référant ne concernent que les adultes.
Nous pensions nous attarder sur l’autodidaxie qui pourrait être une VAE informelle car les
compétences de l’autodidacte ne sont pas reconnues par l’Institution. L’autodidaxie, selon
Brougère et Bézille (2007) serait à envisager comme une forme sociale d’apprentissage
indépendante. Elle est à la fois réactionnelle (en opposition au système traditionnel),
audacieuse et créatrice. La définition de Barrette (2008) à propos de l’apprentissage informel
pourrait correspondre à l’autodidaxie à travers un processus d’auto initiation, d’autogestion et
de transformation de pratiques liées à un besoin d’adaptation de l’environnement. Mais dans
l’autodidaxie, là encore, le public étudié est essentiellement adulte. Nous ferons un parallèle
avec cette forme d’apprentissage sans maître dans une partie suivante où nous aborderons
l’apprentissage expansif.
Le mot « expérience » est également présent dans le concept d’apprentissage expérientiel
développé par Kolb (1984). Sa théorie explique que chaque apprentissage passe par un cycle
de quatre phases : il y a d’abord l’expérience concrète d’une action ou d’une idée, ensuite une
observation de l’expérience de façon réfléchie et attentive, suivie d’une conceptualisation
abstraite et théorique et pour finir une mise en application de l’idée ou de l’action en fonction
de l’expérience initiale. De ce schéma, Kolb dégage quatre types d’apprenants (Chartier,
2003) :
•
le Divergent (Concret-Réflexif), caractérisé par sa capacité d’imagination et son
« intelligence émotionnelle » ;
•
le Convergent (Abstrait-Actif), qui se plaît à appliquer les idées ;
•
l’Accomodateur (Concret-Actif), qui préfère les faits à la théorie et l’action à la
méditation ;
•
l’Assimilateur (Abstrait-Réflexif), intéressé par les concepts et les théories.
Nous n’allons pas nous attarder plus longtemps sur la démonstration de Kolb qui se veut une
synthèse des travaux de John Dewey, Kurt Lewin et Jean Piaget (Chartier, 2003), d’abord
parce que les relations humaines n’y sont pas présentes, son concept est perçu comme
« scotomisant la dimension des interactions sociales dans les apprentissages » (Chartier, 2003)
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et ensuite parce que nous pensons que sa vision de l’expérience est réductrice. L’expérience
est sans aucun doute ce qui lie le sujet à son environnement et qui permet par la pratique de
développer et de transformer des savoirs. Mais l’expérience, c’est aussi l’acte d’éprouver, de
ressentir (Littré, 1568). Une expérience mobilise les sens, les sensations du sujet. Il nous
parait alors essentiel de revenir à la source avec Dewey (1938), où l’auteur, à la fois
philosophe et pédagogue, présente l’apprentissage comme une activité continue et récurrente
qui accompagne l’être humain au cours de toute sa vie et qui est profondément ancrée dans
son expérience. L’apprentissage constitue un processus d’adaptation de l’individu à
l’environnement. (Source Wiki-TEDia de la TÉLUQ
2). Dans cette définition, nous relevons
que l’apprentissage ne présente pas de contexte formel ou informel et que l’expérience ne se
construit pas non plus uniquement dans le domaine de l’informel. Cette vision de
l’apprentissage diffuse et universelle pourrait créer un pont entre le formel et l’informel si
Dewey ne l’avait pas insérée dans un cadre institutionnel. En effet, Dewey y voit la possibilité
d’une innovation du système éducatif traditionnel en tenant compte de l’individualité de
l’élève et en proposant ainsi aux maîtres un plan précis du déroulement de l’expérience.
(Dejean, 2011)
Nous préférons envisager l’expérience selon Roger Munier
3« Il y a d’abord l’étymologie. « Expérience » vient du latin experiri, éprouver.
Le radical est periri que l’on retrouve dans periculum, péril, danger. La racine
indo-européenne est -per à laquelle se rattachent l’idée de « traversée » et,
secondairement, celle d’ « épreuve ». En grec, les dérivés sont nombreux qui
marquent la traversée, le passage : peirô, traverser ; pera, au-delà ; peraô, passer
à travers : perainô, aller jusqu’au bout ; peras, terme, limite […] Les confins
entre un sens et l’autre sont imprécis. De même qu’en latin periri, tenter et
periculum, qui veut d’abord dire épreuve, puis risque, danger. L’idée
2 Cours sur l’Apprentissage expérientiel :
http://wiki.teluq.ca/wikitedia/index.php/Apprentissage_exp%C3%A9rientiel
3 Roger Munier, réponse à une enquête sur l'expérience, in Mise en page, n° 1, mai 1972 (revue uninumérale), cité in Philippe Lacoue-Labarthe, La poésie comme expérience, Christian Bourgois Éditeur, 1986, note 6, p. 30, in Landa, 2007. Nous avons tenté de nous procurer le texte original dans la revue d’origine sans succès.
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d’expérience comme traversée se sépare mal, au niveau étymologique et
sémantique, de celle de risque. L’ « expérience » est au départ, et
fondamentalement sans doute, une mise en danger ». (Munier, 1972, in Landa,
2007)
L’expérience, selon l’analyse de Munier, est un mouvement qui demande au sujet de franchir
une zone instable. La mise en danger tient au fait qu’il n’y a pas de visibilité au moment de la
traversée. Lors de ce passage, le sujet est en proie à divers sensations, qu’elles soient positives
ou négatives, qui vont ancrer un ressenti chez le sujet. L’expérience est ainsi toujours
subjective et participe de ce fait à la construction même du sujet. L’expérience, en réactivant
les sensations qui y sont associées, va influencer la trajectoire et les choix futurs du sujet.
Cette convocation de l’expérience, de ce qui a fait sens dans l’histoire du sujet, l’anamnèse,
est le premier mouvement de l’apprentissage selon la modélisation de la relation pédagogique
de Vieille-Grosjean (2009, p.26). L’expérience est la trace des sensations éprouvées par le
sujet dans les milieux où il évolue ou a évolué. C’est pourquoi nous ne pouvons pas réduire le
sujet apprenant à l’élève ou à l’enfant. Le sujet est à la fois l’enfant et l’élève car il navigue
dans plusieurs milieux et construit son expérience par son cheminement intra ou inter
milieux : « le sujet au carrefour de ses milieux » (Rochex, 2009).
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A Resolução de tarefas com frações numa turma de 6.º ano de escolaridade
(páginas 163-167)