A RESPOSTA DE SÃO FRANCISCO DE ASSIS UMA PROPOSTA SISTEMÁTICA
1. O Altíssimo me revelou: uma vida evangélica
1.2 A vida de São Francisco, uma narrativa evangélica
Une série de campagnes de mesures a été entreprise entre février 1989 et octobre 1991 (Tableau
III-l). Remarquons qu'ime préétude de faisabilité avait été accomplie lors de deux campagnes
d’échantillormage sur une partie du réseau alimenté par l'usine de Neuilly-sur-Mame (secteur
de Saint-Mandé - banlieue est) (Servais et al., 1988).
Usine Date Echant. Eau Libre Echant. Bact. Fix.
NeuiUy-sur-Mame Nov. 87 NlàN6
-Fév. 88 NlàN7
-Méry-Sur-Oise Fév. 89 El à E23
-Mai. 89 El à E26
-Sept. 89 El à E26
-Nov. 89 5* (E9, ElO, E13, E18)
-Avr. 90 11* (E9, ElO, E13, E18 et EA)
-Sept. 90 PI à P16 PI à P16 (B)
Déc. 90 PI à P16 PI à P16 (B+A)
Avr. 91 PI à P16 PI à P16 (B+A)
Juü. 91 PI à P16 PI à P16 (B)
Oct. 91 PI à P16 PI à P16 (B+A)
Tableau III-l : Synthèse des campagnes de mesures effectuées sur les réseaux de distribution de
la barüieue de Paris (B=Biomasse; A=Activité).
Ces campagnes ont été réalisées sur le réseau de la banlieue nord de Paris alimenté par l'usine
de Méry-sur-Oise dont la filière a été présentée au chapitre I (Figure I-l). Ce réseau est long de
plusieurs milliers de kilomètres et s'étend sur une trentaine de communes. 11 assure
l'alimentation en eau de plus d'un million et demi d'abonnés.
Les trois premières campagnes (février, mai et septembre 1989) étaient destinées à réaliser un
survey des caractéristiques physico-chimiques et biologiques de l'eau (la situation des
différentes stations échantillonnées, numérotées de El à E25, est reprise à l'ANNEXE 1). La
Figure III-l présente la situation géographique des communes sur les territoires desquels se
trouvent les stations d'échantillonnage.
Figure III-l : Plan de Paris et de sa banlieue. La région alimentée à partir de l'usine de Méry-
sur-Oise est entourée d'un trait noir, tandis que les communes où ont eu lieu les prélèvements
sont entourées d'un trait noir plus épais.
Deux campagnes ont ensuite été réalisées, afin d'évaluer la variabilité temporelle de la qualité
de l'eau du réseau. Au cours de la première (novembre 1989), des mesures systématiques ont été
effectuées durant cinq jours d'affilée, sur des échantillons prélevés dans l'eau refoulée de l'usine
de Méry-sur-Oise et à quatre autres stations situées sur le réseau. Lors de la seconde (avril
1990), c'est durant douze jours que nous avons suivi quotidiennement la qualité de l'eau à la
sortie de l'usine de Méry-sur-Oise et à cinq autres stations situées sur le réseau.
Enfin, cinq campagnes (septembre et décembre 1990, avril, juillet et octobre 1991) ont été
consacrées à des prélèvements effectués aux seize stations (la situation de ces stations,
numérotées de PI à P16, est reprise à 1' ANNEXE 2) où des chambres de visite ont été installées
(cf. Figure III-2). Dans chaque chambre, quatre dispositifs permettant chacun d'incuber une
pastille de fonte dans le réseau ont été installés (cf. Figure I1I-3). Ces dispositifs permettent
d'ajuster les pastilles à la surface des canalisations. Celles-ci subissent donc une colonisation
comparable à celle des parois des canalisations. Lors de ces campagnes, à chaque station, des
pastilles colonisées ainsi qu'un échantillon d'eau ont été prélevés.
Figure III-2 : Chambre de visite installée sur le réseau de la banlieue nord de Paris et permettant
im accès direct aux canalisations.
Figure III-3 : Dispositifs permettant l'incubation de pastilles de fonte dans le réseau.
2. 2 : Evaluation de la variabilité des résultats expérimentaux
2. 2.1 : Variabilité temporelle relative à la phase eau
Deux campagnes de mesures, effectuées sur le réseau de la banlieue nord de Paris, ont été
consacrées à l'évaluation de la variabilité à court terme de la concentration en COD et en CODE
ainsi que de la biomasse et de l'activité des bactéries libres à différentes stations du réseau
(novembre 1989 et avril 1990). Les Figures III-4 (sortie d'usine) et III-5 (stations 10 (située sur
ime canalisation de 800 mm de diamètre) et 9 (située sur ime canalisation de 100 mm de
diamètre)) présentent des exemples de résultats de la campagne d'avril 1990.
Figure III-4 : Evolution du chlore (libre et total), de la biomasse et de l'activité bactérienne, du
COD et du CODB dans l'eau refoulée par l'usine de Méry-sur-Oise durant les douze jours de
prélèvements de la campagne d'avril 1990.
A
Biom B. Lib. --- O--- Prod B. Lib.
Figure III-5 : Evolution de la biomasse et de l'activité bactérienne, du COD et du CODB dans
l'eau prélevée à la station 10 (800 mm de diamètre)(graphiques A et B) et à la station 9 (100 mm
de diamètre)(graphiques C et D) durant les douze jours de prélèvements de la campagne d'avril
1990.
Les résultats montrent que :
-les concentrations en chlore libre en sortie d'usine sont relativement stables. Dans le
réseau l'ensemble des valeurs à nos stations est soit égale à zéro soit très proche de la
limite de détection de la méthode (0.03 mg CI
2/I).
-les biomasses des bactéries libres en sorHe d'usine varient entre 0.08 et 0.56 pg C/l selon
l'efficacité du fonctionnement de la filière de traitement de l'usine. Dans le réseau, elles
présentent dans certains cas une grande variabilité, avec des fluctuations de plus d'un
facteur 10 en certaines stations. Ces fluctuations dépassent très largement la variabilité
inhérente à la méthode (la variabilité de la mesure de la biomasse a été estimée à 27%). La
même remarque concernant les fluctuations peut-être faite en ce qui concerne les
productions (la variabilité de la mesure de la production a dans ce cas été estimée à 20%).
Remarquons que les mesures de biomasse et d'activité covarient généralement de façon
très parallèle, indiquant leur cohérence.
-les niveaux de COD et de CODB varient à la fois en sortie d'usine et dans le réseau. Les
différences vierment dans ce cas à la fois de la précision des dosages (0.1 mg C/l) et de
l'efficacité variable du fonctionnement de l'usine qui se reflète dans l'eau produite et dans
le réseau. Les différences constatées d'im jour à l'autre n'atteignent pas les amplitudes
obtenues dans le cas de la biomasse et de l'activité des bactéries libres.
Les même types d'observations avaient été faites lors de la campagne de novembre 1989.
On voit donc que c'est surtout au niveau des biomasses bactériermes libres que se manifestent
les plus grosses fluctuations. Dans certains cas, on a pu attribuer les variations observées à des
modifications dans les conditions de fonctionnement d'une station de rechloration située en
amont des points de prélèvement échantillormés (campagne de novembre 1989), dans d'autre
cas la cause des variations n'a pas pu être identifiée clairement, mais il apparaît que le fait que
l'eau transite ou non dans le réservoir de Montigny-les-Comeilles situé en amont de nos points
de prélèvements est un facteur important.
Ainsi, lors de la campagne de juillet 1991, des dénombrements et des mesures d'activité ont été
réalisés sur des échantillons d'eau prélevés à cinq profondeurs différentes dans le réservoir de
Montigny-les-Cormeilles. Aucune stratification verticale n'est observée pour les paramètres
étudiés dans le réservoir.
Comme le montre le Tableau III-2, la biomasse bactérienne moyenne est 2.4 fois plus élevée et la
produchon 7.2 fois plus élevée dans le réservoir que dans le réseau. Le réservoir étant situé en
début de réseau et donc proche de l'usine, il bénéficie d'un apport important en matière
organique, favorisant la croissance bactérienne. Il représente en outre im volume d'eau
stagnante très important dans lequel la concentration en chlore peut très rapidement devenir
insuffisante pour empêcher le développement bactérien. Il est naturellement difficile de
conclure sur l'effet des réservoirs au vu d'une seule série de mesures; il semble néamnoins qu'il
y ait un développement bactérien important durant le transit de l'eau dans le réservoir. Une
part de la variabilité à court terme, observée dans le réseau à diverses reprises, peut donc
probablement s'expliquer par l'effet des réservoirs, des masses d'eau ayant et n'ayant pas
séjourné dans un réservoir pouvant se succéder en un point du réseau.
JuUlet 1991 Biom. B. Lib. Prod. B. Lib. COD CODE
(MR C/l) (MKC/l.h)
(mgC/1) (mgC/1)
Usine 1.1 0.001 1.76 0.44
Réservoir 5.4 0.166 1.69 0.37
(1.0) (0.014) (0.05) (0.06)Réseau 2.3 0.023 1.43 0.31
(0.9) (0.012) (0.15) (0.08)Tableau III-2 : Comparaison entre les paramètres bactériologiques et les concentrations en COD
et CODE à l'usine, dans le réservoir de Montigny-les-Comeilles (moyerme des prélèvements aux
différentes profondeurs) et dans le réseau (moyenne des prélèvements) en juillet 1991. Les
chiffres entre parenthèses représentent les écarts-types, comme ce sera le cas dans l'ensemble
des Tableaux que nous présentons dans ce chapitre.
Le réseau de distribution constitue un système extrêmement variable dans son fonctionnement
purement hydraulique, des brusques appels d'eau dans un sens ou im autre se produisent en
effet régulièrement selon les augmentations ou les diminutions de consommation par les
usagers, et cette variabilité se réflète en s'amplifiant sur les variables biologiques.
Une manipulation réalisée au laboratoire sur un réacteur annulaire en polycarbonate fournit un
exemple illustrant bien quelles peuvent être les conséquences microbiologiques de ces
phénomènes hydrauliques. Un réacteur armulaire est un dispositif visant à reproduire à échelle
réduite les phénomènes se déroulant dans une canalisation réelle. Il est composé, comme le
montre la Figure III-6, de deux parties ;
-une enveloppe extérieure sur laquelle des pastilles servant de support à la croissance des
bactéries fixées peuvent être insérées et enlevées à volonté afin d'évaluer l'importance du
biofilm.
-un rotor central mû par un moteur à vitesse variable. Ce rotor a deux fonctions :
produire un mélange parfait dans le réacteur (il est percé à cet effet de quatre tunnels
excentriques dans lesquels l'eau circule du bas vers le haut) et créer une force de
cisaillement entre la paroi externe et l'eau.
Motor
Waler bath set at 20 °C
Figure III-6 : Structure d'un réacteur armulaire et dispositif utilisé pour la réalisation de la
manipulation visant à mettre en évidence l'effet d'une modification des conditions hydrauliques
sur le biofilm.
Un dispositif de pompe péristaltique assure l'alimentation en eau et en nutriment du système.
Le réglage du débit de la pompe permet de fixer le temps de séjour de l'eau dans le réacteur. Au
cours de cette manipulation, nous avons mesuré la croissance de la biomasse bactérienne libre et
fixée dans le réacteur, pour des conditions contrôlées et pour une vitesse de rotation du rotor de
40 tr/min jusqu'à atteinte d'un état d'équilibre. Puis nous avons mesuré l'effet d'un changement
brusque de la vitesse de rotation du rotor (jusqu'à 210 tr/min) sur la biomasse (libre et fixée)
précédemment développée.
Le changement de vitesse de rotahon du rotor de 40 à 210 tr/min est équivalent en terme de
contraintes de cisaillement appliquées aux parois du réacteur à un changement de vitesse
moyenne d'écoulement dans une conduite de 100 mm de diamètre de 0.6 à 1.5 m/s et pourrait
donc illuster un de ces "coups de bélier" mentionné plus haut.
Lors de cette expérience, la température a été maintenue à 20°C. Le débit a été calculé de façon à
maintenir un temps de séjour de l'eau à l'intérieur du dispositif égal à 5 heures. L'affluent du
réacteur était composé d'une solution diluée d'extrait de levure , de façon à maintenir ime
concentration en CODE de environ 1.3 mg C/l. La première partie de l'expérience (26 jours) a
été nécessaire à l'établissement de l'équilibre du système pour une vitesse de rotahon de 40
tr/min. Après l'augmentahon de la vitesse, le système a encore été suivi pendant 12 jours. Les
résultats relatifs au biofüm se développant sur les parois du réacteur sont présentés à la Figure
II1-7 et ceux relatifs à la biomasse libre à la Figure III-8.
La brusque augmentahon de la vitesse de rotahon du rotor entraîne une diminuhon de la
biomasse fixée et cela dans un délai très bref (moins de deux heures). On constate
simultanément une augmentahon d'un facteur trois du nombre de bactéries libres dans
l'effluent. L'amplitude élevée du pic étant à relier au rapport surface-volume important qui
caractérise le réacteur annulaire.
Après cette perturbahon un nouvel état d'équilibre du biofilm, inférieur d'environ 30 % au
précédent, s'établit rapidement. On voit donc qu'une brusque modificahon des paramètres
hydrauliques est bien à même d'entraîner im important décrochage des bactéries fixées du
biofilm, bactéries qui se retrouvent dans la phase liquide et expliquent une augmentahon
soudaine de la biomasse bactérienne libre dans le réseau.
Figure III-7 : Evolution de la biomasse bactérieime fixée dans le réacteur annulaire lors de la
manipulation visant à mettre en évidence l'effet d'une modification des conditions
hydrauliques. La ligne verticale indique le moment de l'augmentation de la vitesse de rotation
de 40 à 210 tr/min.
Figure III-8 : Evolution du nombre de bactéries en suspension à l'entrée (•) et à la sortie (□) du
réacteur annulaire lors de la manipulation. La ligne verticale indique le moment de
l'augmentation de la vitesse de rotation de 40 à 210 tr/min.
1.1.1: Variabilité relative aux bactéries fixées
Lors des premières campagnes de mesures sur les bactéries fixées, effectuées en septembre et
décembre 1990, sur des pastilles de fonte extraites après 2 à 3 mois d'incubation dans le réseau,
nous avons pu évaluer la variabilité des mesures de biomasse fixée et de production bactérierme
sur des pastilles différentes incubées côte à côte dans une même chambre de visite.
L'écart relatif moyen est de 46 % sur 28 couples de mesures de biomasse. Il est de 48 % sur 14
couples de mesures de production. Cette variabilité, qui dépasse largement la précision des
deux méthodes, se retrouve lors des campagnes suivantes effectuées sur les bactéries fixées. Ces
écarts relatifs sont proches de ceux obtenus par Haudidier (1989) pour des mesures (décrochage
aux ultra-sons et comptage en épifluorescence) sur des pastilles de PVC, de ciment et de
polyéthylène prélevées sur le réseau pilote de Nancy. Cet auteur mentionne en effet des écarts
relatifs compris entre 38 et 47%.
Nos valeurs sont proches de la borne supérieure ce qui s'explique par le fait que nous avons
travaillé en milieu réel, donc moins contrôlé, et sur de la fonte qui peut se trouver dans
différents états de corrosion et de rugosité, ce qui peut entraîner des modifications de la
superficie du support. Le coefficient de variabilité obtenu englobe à la fois la variabilité due à la
méthode de mesure et celle due à l'hétérogénéité de la répartition des bactéries sur les pastilles.
Nous avons, suite à ces manipulations, pu mettre en évidence l'influence d'un certain nombre de
paramètres sur les mesures : l'effet des réservoirs, l'effet des variations de vitesses,
l'hétérogénéité de la colorüsation des supports de fonte permettant la mesure de la biomasse
bactérienne fixée. Il s'agit d'un ensemble de paramètres sur lesquels nous ne possédions aucim
contrôle et dont il nous était impossible de tenir compte lors de l'interprétation des résultats.
C'est pour cette raison, et par manque d'information sur les temps de séjours, du moins dans le
cas du réseau de la banlieue parisierme, que nous avons décidé de ne pas interpréter nos
résultats point par point mais plutôt d'effectuer des moyennes par campagne sur l'ensemble des
prélèvements effectués.
2.3 : Dynamique du CODE et des bactéries en suspension
LeTableau III-3 reprend, pour l'ensemble des campagnes effectuées sur le réseau de la banlieue
parisienne, la température, le CODE dans l'eau refoulée par l'usine, les moyennes du COD, du
CODE et de l'abondance bactérierme dans les canalisahons de faibles diamètres (<100 mm)
Réseau Nbre Date Temp. CODB COD CODB Biom. B. Lib.
obs. réseau usine réseau réseau réseau
(°C) (mgC/1) (mgC/1) (mgC/1) (ligC/l)
Ban. Est 6 Nov. 87 10.4 - 1.61 0.26 0.4
(0.5) (0.08) (0.03) (0.2)
7 Fév.88 8.5 0.24 2.27 0.26 0.5
(0.3) (0.11) (0.05) (0.3)Ban. Nord 14 Fév. 89 8.3 0.45 1.60 0.23 4.0
(0.3) (0.08) (0.03) (2.1)14 Mai 89 18.7 0.42 1.74 0.31 9.2
(0.6) (0.12) (0.06) (5.9)15 Sept. 89 20.8 0.32 1.53 0.20 7.7
(1.1) (0.16) (0.06) (3.4)15 Nov. 89 13.8 0.20 1.22 0.17 9.4
(0.4) (0.20) (0.06) (7.5)44 Avr. 90 11.1 0.37 1.58 0.21 2.0
(0.5) (0.14) (0.05) (1.4)14 Sept. 90 17.5 0.61 1.99 0.39 4.2
(0.24) (0.14) (1.7)15 Déc 90 6.5 0.43 1.90 0.34 2.4
(0.9) (0.30) (0.17) (0.9)15 Avr. 91 11.2 0.33 1.82 0.29 1.7
(0.5) (0.19) (0.11) (0.3)15 Jui. 91 19.7 0.43 1.43 0.31 2.3
(1.0) (0.16) (0.08) (0.9)15 Oct. 91 16.5 0.40 1.69 0.32 2.8
(0.7) (0.27) (0.08) (0.6)Tableau III-3 : Température, CODB darrs l'eau refoulée, moyermes du COD, du CODB et de la
biomasse bactérierme dans les canalisations de diamètre <100 mm lors des différentes
campagnes réalisées sur le réseau de la banlieue parisienne. Les chiffres entre parenthèses
représentent les écarts-types.
Les résultats du Tableau III-3 montrent qu'une décroissance du COBD entre l'eau refoulée et
l'eau prélevée dans le réseau est observée lors de la plupart des campagnes effectuées sur le
réseau de la banlieue parisienne. Ces résultats couvrent une large gamine de situations avec un
CODE dans l'eau refoulée compris entre 0.20 et 0.61 mgC/1, qui fluctue en fonction de la
concentration en CODE de l'eau brute et des conditions de fonctionnement des filières de
traitement.
A la Figure III-9, nous avons porté, pour chacune de ces situations, la consommation de CODE
entre l'eau refoulée par l'usine et l'eau prélevée dans les petites canalisations (<100 mm de
diamètre), en fonction du CODE dans l'eau refoulée. La corrélation observée est tout à fait
significative à 1% de risque d'erreur (R = 0.81, N = 11) et semble indiquer un seuil de CODE
dans l'eau refoulée (aux alentours de 0.17 mgC/1), sous lequel il n'y a pas de consommation de
CODE dans le réseau. Lorsque le CODE dans l'eau refoulée est supérieur à ce seuU, une
consommation due à l'activité bactérienne est observée. Ce résultat apparaît comme très
important dans l'optique de la définition d'objectif à atteindre dans les filières de traitement en
terme de CODE dans l'eau refoulée.
Figure III-9 : Consommation moyenne de CODE (A CODE) entre l'eau refoulée et l'eau présente
dans les petites canalisations du réseau portée en fonction du CODE dans l'eau refoulée pour
diverses situations observées dans le réseau de la banlieue parisierme.
Droite de corrélation :
A CODE = 0.52
XCODE (eau refoulée) - 0.09 (R = 0.81; N = 11, significatif à 1%).
En sortie d'usine, la biomasse bactérierme fluctue entre 0.2 (0.01E9 Eact/1) et 1.8 pg C/l (0.09E9
Eact/1) avec ime moyenne, pour les campagnes réalisées sur le réseau de la banlieue de Paris, de
1.0 pg C/l (0.05E9 Eact/1).
Dans le réseau, l'abondance bactérienne est toujours supérieure à ce qu'elle est dans l'eau
refoulée. Bien que des abondances plus élevées soient généralement observées dans les
canalisations de faible diamètre, nous pouvons mettre en évidence que l'abondance bactérienne
apparaît liée premièrement à l'absence d'un résiduel de chlore libre. La Figure III-IO présente les
biomasses bactériermes mesurées dans le réseau en février 89 d'une part en fonction du
diamètre de la canalisation où le prélèvement a été effectué (A), d'autre part en fonction du
résiduel de chlore libre (B).
B
□
B
□
B
1000 800 600 400 200
Diamètre (mm) T10
-8
□
□
ao3.
«
saS
O
■■2
Diam>100 mm ^ Diam<100 mm□
B
D□
□
T10
■■8
0.04 0.08 0.12 0.16 0.2
Rés. C12 Lib. (mg C12/1)A
n
lae
O
ia
■■2
0
Figure III-IO : Biomasses bactériermes dans le réseau en février 89 en fonction du diamètre de la
canalisation où le prélèvement a été effectué (A), et en fonction du résiduel de chlore libre (B).
La comparaison des deux figures met en évidence le fait que les biomasses les plus faibles sont
observées dans les canalisations de grands diamètres, pour lesquelles les résiduels de chlore
sont différents de zéro ainsi que dans celles de petits diamètres où le résiduel est également
différent de zéro. Certains prélèvements sur des stations de gros diamètre lors d'autres
campagnes montrent d'ailleurs des biomasses élevées et proches de celles rencontrées dans les
canalisations de petit diamètre lorsque le résiduel de chlore y est nul.
Parallèlement aux mesures de biomasses, des mesures d'activité ont également été effectuées
sur les bactéries libres (Tableau III-4).
Rés. Nbre Date Temp. Biom. B. Lib. Prod. B. Lib. Taux de crois.
obs. (°C) (FgC/1) (FgC/l.h) (h-i)
Ban. Est 4 Nov. 87 10.6 0.4 0.009 0.024
(0.5) (0.1) (0.001) (0.009)
7 Fév.88 8.5 0.5 0.013 0.026
(0.3) (0.3) (0.008) (0.006)Ban. Nord 10 Fév. 89 8.3 4.7 0.038 0.007
(0.3)(1.8)
(0.039) (0.004)14 Mai 89 18.7 9.2 0.228 0.036
(0.6) (5.9) (0.120) (0.022)15 Sept. 89 20.8 7.7 0.179 0.030
(1.1) (3.4) (0.066) (0.025)15 Nov. 89 13.8 9.4 0.328 0.037
(0.4) (7.5) (0.286) (0.021)36 Avr. 90 11.2 1.8 0.046 0.030
(0.5) (0.9) (0.033) (0.024)14 Sept. 90 17.5 4.2 0.312 0.078
(1.7) (0.166) (0.038)11 Déc 90 6.7 2.6 0.026 0.010
(0.9) (0.9) (0.022) (0.006)12 Avr. 91 11.3 1.7 0.017 0.011
(0.6) (0.3) (0.006) (0.005)6 Jui. 91 19.8 2.0 0.022 0.011
(1.4) (0.7) (0.011) (0.003)12 Oct. 91 16.4 2.8 0.030 0.011
(0.7) (0.4) (0.011) (0.003)Tableau III-4 : Biomasse, production bactérienne moyenne et taux de croissance moyen des
bactéries en suspension pour les diverses campagnes réalisées sur le réseau de la banlieue
parisienne.
Dans l'eau refoulée par l'usine, la faible abondance et la présence d'un résiduel de CI2 rendent
les productions bactériennes de l'ordre de la liiiüte de détection de la méthode d'incorporation
de thymidine tritiée, telle qu'eUe est utilisée dans cette étude, c'est-à-dire 0.0005 à 0.001 pg
C/l.h. Ces valeurs permettent d'estimer très approximativement des taux de croissance compris
entre 0.0006 et 0.002 h'^ qui correspondent à des temps de doublement extrêmement élevés (de
350 à 1200 heures). La présence du résiduel de chlore explique ces très faibles taux de
croissance.
Par contre, dans le réseau, pour autant que le résiduel de CI2 ait disparu, les taux de croissance
moyens, repris dans le Tableau III-4, montrent des activités bactériennes spécifiques très
semblables à celles qu'on rencontre en rivière (Billen & Servais,1988) et correspondent à des
temps de doublement compris entre 10 et 100 heures.
No documento
«Attende, o Homo» : uma leitura antropológica dos escritos de São Francisco de Assis
(páginas 132-140)