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impac-tant.

Le traitement biocide est largement moins impactant que les traitements de

modication chimique de ce point de vue : la nécessité de chauer le bois imprégné

dans le cas de la modication chimique, ce qui n'est pas le cas pour le bois imprégné

de biocides, permet d'expliquer ce phénomène.

En ce qui concerne la toxicité humaine, les traitements biocide, d'acétylation

et GCA présentent un impact similaire. La toxicité intrinsèque des molécules

em-ployées n'est pas ici le seul facteur pris en compte, car les conditions de production

des réactifs employés jouent un rôle primordial. Les autres traitements sont environ

deux fois moins impactant de ce point de vue.

Enn, le traitement biocide est très largement plus impactant en ce qui concerne

la toxicité pour les organismes aquatiques, les traitements de modication chimique

impactent environ trois fois moins l'environnement selon ce critère.

Dans le scénario 2, le seul traitement modié est le traitement GCA, avec une

production européenne de l'acide citrique. On observe une très nette diminution

(de l'ordre de 50%) de l'impact du traitement GCA sur le changement climatique.

Les modes de production d'énergie sont moins émettrices de GES en Europe qu'en

Chine (forte utilisation du charbon), ce qui permet d'expliquer en partie ce résultat,

ainsi que l'absence de nécessité de transporter l'acide citrique par bateau depuis

la Chine.

De même, pour la toxicité pour l'homme et pour les organismes aquatiques,

l'utilisation d'acide citrique produit en Europe permet de diviser par deux l'impact

du traitement sur ces paramètres. L'intérêt d'une production locale des réactifs

employés trouve alors tout son intérêt ici.

Enn, le scénario 3, considérant la n de vie du bois traité par un biocide comme

celle des produits contenant du chrome, si les variations ne sont pas notables pour

les émissions de GES, la toxicité humaine et environnementale est largement

aug-mentée. L'impact des traitements de modication chimique deviennent au regard

de ces paramètres et comparativement au traitement biocide, totalement bénins.

6.4 Conclusions sur l'analyse de cycle de vie

Les méthodes mises en ÷uvre pour les simulations ne permettent pas

d'ob-tenir très précisément l'impact environnemental de chacun des traitements. De

nombreuses hypothèses ont du être formulées, et parfois, les bases de données ne

permettent pas de considérer convenablement tous les traitements.

Cependant, cette analyse a permis de mettre en lumière l'importance du

pro-duit imprégné quant à l'impact environnemental du traitement : de fortes

dié-rences sont engendrées entre les diérentes techniques de modication chimique.

Figure 6.1 Résultats de l'analyse de cycle de vie en considérant l'acide citrique

comme importé de Chine

6.4. CONCLUSIONS SUR L'ANALYSE DE CYCLE DE VIE 155

Figure 6.2 Résultats de l'analyse de cycle de vie en considérant l'acide citrique

comme produit en Europe par voie enzymatique

Figure 6.3 Résultats de l'analyse de cycle de vie en considérant la n de vie du

traitement biocide comme similaire aux bois traités au chrome

6.4. CONCLUSIONS SUR L'ANALYSE DE CYCLE DE VIE 157

L'origine des réactifs est également prépondérante, et tenter de valoriser une

ressource locale par des traitements composés de produits transportés sur de très

grandes distances n'est pas, d'un point de vue environnemental, très pertinent.

De plus, la composition du biocide est également très importante, et la

pré-sence du chrome est largement plus impactante au regard de l'écotoxicité, que

l'utilisation de produits organiques, ou de sels de type CC, ou CCB.

Les procédés de modication chimique ne permettent pas d'apporter

d'amélio-ration du point de vue de la limitation du changement climatique, du fait de la

nécessité de chauer les bois. Par contre, au regard de la toxicité pour l'homme

ou pour l'environnement, ces produits peuvent apporter des améliorations

consi-dérables par rapport aux produits biocides.

Chapitre 7

Viabilité économique des procédés

de modication chimique

Si l'impact environnemental est important concernant les traitements testés,

et si ces traitements permettent d'apporter des améliorations de ce point de vue,

il est impensable de produire des bois modiés qui ne présentent pas de viabilité

d'un point de vue économique. Il a donc été décidé de simuler le fonctionnement

de la production de bois modié de ce point de vue.

7.1 Cadre et hypothèses de l'étude

L'étude de la viabilité économique présentée ici a été réalisée en partenariat

avec Thibaud Pradier et Quentin Riamon dans le cadre d'un projet de n d'études

à l'ENSTIB [Pradier and Riamon, 2017]. Elle a pour but de vérier la faisabilité

économique de l'un des procédés mentionnés dans la présente thèse, à savoir, le

traitement GSA avec un chauage de 160C. Ce traitement à été choisi en fonction

des propriétés mesurées à l'échelle laboratoire, et permet d'obtenir un

compro-mis entre un faible taux de lessivage, une bonne résistance à la dégradation par

les champignons, une stabilité dimensionnelle accrue et une limitation des pertes

mécaniques induites par le traitement.

L'hypothèse de départ, qu'il est nécessaire de formuler ici, mais non vériée,

est la validité technique du procédé à l'échelle industrielle. C'est-à-dire, que le

procédé de traitement produit des propriétés comparables à celles mentionnées

dans les parties précédentes à une plus grande échelle, pour des sections de bois

de taille supérieure, et sans induire de défauts particuliers (fentes, gauchissement,

etc...), ce qui reste encore à démontrer.

Tableau 7.1 Données économiques sur le bois Accoya

R

Chire

d'af-faires 2015 Volumeproduction de

2015

Croissance

an-nuelle sur les 5

dernières années

Investissements

ré-cents

40,7 Me 33 483 m

3

Entre 30% et 35% Mise en

fonctionne-ment d'une nouvelle

usine de capacité de

40000m

3

/an

Tableau 7.2 Données économiques sur le bois Kebony

R

Chire

d'af-faires 2014 Volumeproduction de

2014

Croissance

an-nuelle sur les 5

dernières années

Investissements

ré-cents

25 Me 25000 m

3

36% en moyenne Mise en

fonctionne-ment d'une nouvelle

usine de capacité de

40000 m

3

/an pour

19Me