3. H ISTÓRIA DOS C AMINHOS DE FERRO EM P ORTUGAL
3.3. Os caminhos-de-ferro
3.3.2. Linhas a Sul do Tejo
Lors de l’analyse des spectres avec contour, la première composante principale n’est
pas fortement corrélée avec les niveaux d’enrouement visuel ou auditif lorsque le
nombre de variables originales est de dix. La Figure 5-8, le Tableau 5-10 et le Tableau
5-12 montrent qu’il n’est pas possible d’associer à différents niveaux d’enrouement
différentes parties du graphe. La raison est d’abord, que les première et deuxième
composantes principales expliquent une part moindre de la variabilité totale prise en
compte par la première composante seule lorsque les spectres sont plats, ensuite, que la
variabilité totale est plus grande parce qu’elle doit tenir compte de la variabilité
interspectre associée au contour spectral.
En effet, lorsque les spectres gardent leur contour, la première composante
principale n’explique que 86 % de la variance totale. La part de variabilité associée au
contour spectral peut probablement expliquer le besoin ressenti par certains auteurs de
calculer des indices spectraux de bruit dans des bandes de fréquences étroites. Sur des
intervalles de fréquences courts, on peut faire l’hypothèse que le contour varie peu et
donc qu’il est moins susceptible d’influencer les indices de bruit.
6.5. Variables spectrales
Les diagrammes associés aux tableaux montrent que l’analyse en composantes
principales sur base de 10 ou 4 variables spectrales produit des graphes très semblables
(Figure 5-1, Figure 5-2, Figure 5-3, Figure 5-4, Figure 5-5, Figure 5-6, Tableau 5-6,
Tableau 5-7). Cette similitude peut être une conséquence de la parfaite corrélation de la
première composante principale avec la première variable originale, qui regroupe les
logarithmes des carrés des amplitudes des composantes spectrales les plus élevées. En
effet, on a constaté que les valeurs numériques de la première variable spectrale, c’est-à-
dire celle qui regroupe les composantes spectrales de plus fortes amplitudes, diffèrent de
moins de 2 % lorsque le regroupement s’effectue en dix ou quatre intervalles. Ceci
suggère que les pseudo-harmoniques ont déterminé la valeur de la première variable et
que la contribution des autres composantes spectrales était négligeable.
Le transfert des composantes les plus élevées vers la première variable spectrale
explique aussi la mise en évidence de graphes semblables pour les hommes et les
femmes, étant donné que toutes les pseudo-harmoniques étaient regroupées, quelle que
soit leur fréquence.
Les pseudo-harmoniques étant nécessairement les composantes spectrales
résiduelles les plus élevées, le nivellement du contour spectral suivi par le rangement
des amplitudes des composantes spectrales peut être envisagé comme le correspondant
de la recherche heuristique des pseudo-harmoniques lors du calcul des indices de bruit
conventionnels. La localisation des voix enrouées et des voix claires vers les différentes
zones du diagrammes des composantes principales indique que le groupement des
composantes spectrales rangées en 10 ou 4 intervalles est suffisamment fin pour toutes
les applications pratiques.
La séparation automatique, sur la base de la taille des pseudo-harmoniques, peut
échouer quand les contours spectraux ne sont pas plats. Par conséquent, les valeurs des
variables spectrales peuvent cesser d’être influencées préférentiellement soit par les
pseudo-harmoniques soit par les interharmoniques. Ceci peut expliquer l’absence
apparente de lien entre les composantes principales et les niveaux d’enrouement (Figure
5-8). Une autre raison en est que les composantes principales doivent tenir compte de la
variabilité interspectrale directement reliée au contour.
Par conséquent, lorsque des spectres avec contour sont analysés, les pseudo
harmoniques ou les interharmoniques doivent être choisies de manière heuristique, ce
que font les indices spectraux conventionnels de bruit, en sélectionnant les pics élevés et
équidistants des pseudo-harmoniques ou alternativement les petites composantes
spectrales interharmoniques. Ils permettent ainsi aux composantes qui diminuent avec le
bruit d’être isolées de celles qui augmentent. Cependant, leur rapport ne neutralise pas
tout à fait la variabilité liée au contour.
Enfin, pour les spectres plats, la recherche heuristique des composantes spectrales
associées aux pseudo-harmoniques ou aux interharmoniques a pu être remplacée
avantageusement par l’analyse en composantes principales. Le choix restant à
l’expérimentateur est le nombre de variables initiales dans lesquelles il faut ranger les
composantes spectrales. Du point de vue statistique, il s’agit de réaliser une mise en
rangs suivie d’une séparation en classes dont il reste à déterminer la largeur. Nous avons
pu montrer que le choix du nombre de classes n’est pas délicat pour le classement opéré
par l’analyse en composantes principales.
Une possibilité existe d’éviter ce rangement tout en comprimant l’information
spectrale en quelques variables. On peut utiliser des variables définies et connues : les
moments.
Le problème ne serait à ce stade que partiellement résolu. Afin de décrire de manière
univoque le spectre, il est théoriquement nécessaire de calculer une infinité de moments
spectraux, même si en pratique quelques-uns suffiraient. Une partie des interrogations
subsiste notamment à propos du choix du nombre de moments spectraux. Remarquons
aussi que le choix des moments spectraux induit une réorganisation de l’information
spectrale différente de celle qui se produit avec le rangement des composantes
spectrales.
Nous avons réalisé une analyse multivariée sur base des moments spectraux et les
résultats n’étaient pas satisfaisants, justifiant l’option, finalement retenue, de grouper les
variables spectrales en 10 ou 4 intervalles en fonction de leur taille.
6.6. Signaux synthétiques
Une validation de la méthode d’analyse a consisté à l’appliquer à des signaux de
synthèse dont les perturbations sont connues. Celles-ci modélisent les effets du bruit
additif, ajout de bruit blanc au signal d’excitation glottique et du bruit de modulation,
perturbation au rythme du cycle de la fréquence fondamentale.
Les résultats montrent un classement des signaux dans différentes zones des
diagrammes des deux premières composantes principales (Figure 5-17, Figure 5-18 et
Figure 5-19). Les diagrammes présentent deux amas et quelques signaux isolés. L’amas
situé à droite, vers les valeurs positives de la première composante principale,
correspond aux signaux fortement bruités, principalement par du bruit additif (niveaux 8
et 9 de la perturbation). L’amas central correspond aux signaux dont la perturbation en
bruit additif est moyenne (niveaux 6 et 7) ainsi qu’aux signaux dont la perturbation en
bruit de modulation est élevée (niveaux 7, 8 et 9). Enfin, les signaux isolés représentent
principalement ceux dont la perturbation en bruit de modulation est nulle (niveau 1) et
dont la perturbation en bruit additif varie (niveaux 1 à 6).
Les résultats ne sont pas sensibles au choix du nombre de variables utilisées (10 ou
4).
Remarquons que notre synthétiseur ne rend pas exactement compte des influences
relatives des bruits additif et de modulation. Sur les diagrammes représentant
l’ensemble des signaux, on constate que le bruit additif détermine la position des
signaux en fonction de la première composante principale (Figure 5-17, Figure 5-18 et
Figure 5-19). Les quantités de bruit additif injectées sont en effet plus importantes que
celle de bruit de modulation, alors qu’en réalité, les effets du bruit de modulation
dominent ceux du bruit additif
En outre, nous avons réalisé un autre type de synthèse, qui a consisté à sélectionner
un cycle unique d’un signal réel et à le répéter périodiquement. La durée du cycle a été
perturbée de manière croissante afin de modéliser les effets du bruit de modulation. Des
quantités variables de bruit blanc ont été ajoutées pour simuler les effets du bruit additif.
Les résultats de la méthode d’analyse appliquée à ce type de signaux ont montré un
rangement des signaux en fonction de la perturbation dans les plans des deux premières
composantes principales [Bucella, Schoentgen et Bensaid, 1999]. Les résultats sont
présentés à la Figure 6-1.
0.05
CO^ 0
0.05
-• Additive noise
▲ Modulation noise
10 a8
Figurez
A7
a6
••.87
•4
•3
•2
-0.1
-0.6 -0.4
-0.2 0.0
PCI
0.2 0.4 0.6
Figure 6-1
Représentation dans le plan des deux premières composantes principales d’un
signal synthétique composé de la sélection d’un cycle unique répété périodiquement,
perturbé par du bruit additif ou du bruit de modulation.
La Figure 6-1 montre que le bruit additif est plus faible que le bruit de modulation.
En effet, les signaux avec du bruit additif se positionnent du côté droit de l’axe, qui
représente la zone des signaux les moins bruités. Le signal numéroté 1 est le signal sans
perturbation. Cette synthèse, à usage didactique principalement, rend mieux compte des
rapports de force réels entre le bruit additif et le bruit de modulation.
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Caminhos-de-ferro nos debates parlamentares : (1845-1860)
(páginas 60-62)