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situation de l’interrogation de statistique à venir sous les deux temps

d’investigation.

Cette seconde hypothèse a pour objectif de tester le caractère processuel des concepts impliqués dans le modèle de coping : en suivant les préceptes de Lazarus et Folkman, on s’attend à trouver des changements dans la première évaluation, la seconde évaluation et les stratégies de coping, chez de mêmes personnes, dans leur confrontation à deux moments de la même situation générique. Des tests t pour échantillons appariés permettent d’établir une éventuelle différence de moyenne significative entre les scores des facteurs des concepts impliqués dans le modèle de coping.

H2 a. Analyse des différences dans la première évaluation entre les deux temps d’investigation de la situation de l’interrogation de statistique à venir

Selon les prédictions de Lazarus et Folkman, le modèle de coping, qui inclut le concept de première évaluation, est un modèle dynamique : le concept de réévaluation (nouvelle évaluation, face à une nouvelle situation issue de la mise en place de stratégies de coping face à la situation première) introduit tout à fait explicitement cette perspective.

Nous pourrions ainsi nous attendre à observer des différences significatives de moyenne dans les différents facteurs de la première évaluation face à l’interrogation de

statistique à venir, d’un temps d’investigation à un autre. Les résultats présentés dans le tableau 15 ne vont pas dans le sens de ces attentes.

Facteur 1 Facteur 2 Facteur 3

Dommage potentiel DéE Dommage potentiel

du point de vue académique du point de vue personnel

stat I - stat II NS NS NS

Tableau 15. PJsultats des tests t établissant l’existence éventuelle d’une différence de moç/enne aux dimensions de la première évaluation feue à la situation de l’interrogation de statistique à venir, entre les deux temps d’investigation.

Ces résultats peuvent être compris de diverses manières : la situation qui ne serait pas suffisamment différente pour les sujets entre les deux moments d’investigation pour que leurs réponses en terme de première évaluation, diffèrent ; le questionnaire proposé qui ne serait pas suffisamment nuancé pour permettre de rendre compte des changements (réels) dans la première évaluation ; les réponses des sujets à la première évaluation qui ne seraient pas à relier à la situation (qu’il y ait ou pas un changement perçu dans la situation), mais plutôt à une sorte de prédisposition interne. Si cette dernière interprétation s’avère correcte, il nous faudrait alors non seulement rejeter l’idée du caractère processuel de la première évaluation, mais également son caractère situationnel.

Une dernière interprétation permettant de comprendre les résxiltats observés serait que le sujet compléterait son questionnaire en comparant son état à celui des autres (ce qui est plus que probable puisque nous nous trouvons en cours de semestre, et que les étudiants suivent ensemble les travaux pratiques de statistique) ; lorsque la situation change en intensité (la date de l’interrogation de statistique s’approchant à grands pas), elle change pour tout le monde, et si ce degré d'intensité est plus élevé, le résultat de la comparaison aux autres ne changerait pas, et dès lors, la réponse donnée (la case cochée), non plus. Si cette interprétation est correcte, il serait nécessaire à l’avenir, pour tenter de contrôler cet effet de comparaison sociale, soit d’empêcher directement la comparaison sociale (par une quelconque forme d’isolement des sujets), soit de l’empêcher indirectement (en présentant dans le questionnaire une consigne qui implique une comparaison de la situation actuelle du sujet avec la simation au moment précédent, par exemple : « [item de copin^ plus qu'au moment où j'ai complété le premier questionnaire »).

H2 b. Analyse des différences dans la seconde évaluation face à rinterrogation de statistique à venir d’un temps d’investigarion à l’autre

Les justifications de cet ensemble d’analyses sont les mêmes que celles proposées pour la première évaluation ; selon les théories de Lazarus et Folkman, la seconde évaluation est à considérer comme un processus dynamique dans leur modèle. On devrait donc s’attendre à des changements dans cette seconde évaluation d’un temps d’investigation à l’autre puisque lors du second temps de l’investigation, la date butoir de l’interrogation de statistique s'est nettement rapprochée. Les résultats des analyses par tests t pour échantillons appariés sont présentés dans le tableau 16. On peut y observer qu’aucune différence significative n’est relevée au niveau des 6 facteurs de la seconde évaluation face à l’interrogation de statistique à venir, entre le temps I d’investigation et le temps II. Facteur 1 Manque de maîtrise des compétences Facteur 2 Attribution externe de la réussite Facteur 3 Maîtrise des efforts de travail stat I - stat II NS NS NS

Facteur 4 Facteur 5 Facteur 6

Attribution Attribution Manque de maîtrise sur les de la réussite

au travail

de la réussite aux efforts de travail

autres tt puissant

stat I - stat II NS NS NS

Tableau 16. Résultats des tests t établissant une éventuelle différence de moyenne aux scores des facteurs de la seconde évaluation face à la situation de l’interrogation de statistique à venir, entre les deux temps d’investigation.

Ce pattern de résultats peut être interprété de plusieurs manières, à l’instar de ce qui a été proposé pour l’interprétation des résultats pour la première évaluation : la situation qui ne serait pas suffisamment différente pour les sujets entre les deux moments d’investigation, le questionnaire proposé qui ne serait pas suffisamment nuancé, les réponses des sujets qui ne seraient pas à relier à la situation, le sujet qui compléterait son questionnaire en comparant son état à celui des autres autour de lui. L’interprétation que nous retiendrons, qui nous semble heuristiquement la plus intéressante, si ce n’est la plus plausible, est que les réponses données au questionnaire de contrôle perçu spécifique au contexte académique pourraient être indépendantes d’un changement perçu de l’intensité de la situation, et que par ailleurs le champ couvert par ce questionnaire, par rapport au champ du possible que recouvrirait le concept de seconde évaluation, est bien trop étroit, voire réducteur. Ainsi, le questionnaire de contrôle perçu spécifique au contexte

académique pourrait ne pas être, contrairement à nos premières opinions, un bon outil pour l’investigation du concept de seconde évaluation.

H2 c. Analyse des différences dans les stratégies de coping face à l’interrogation de statistique d’un temps d’investigation à l’autre

Selon les théories de Lazarus et Folkman, les stratégies de coping sont des efforts comportementaux ou cognitifs, en constants changements, mis en place dans une situation, pour tenter de la gérer. Nous nous attendons donc à observer des changements dans les stratégies de coping d’un temps d’investigation à l’autre, d’autant que, dans le second temps, la date butoir de l’interrogation de statistique est bien plus proche pour les étudiants que lors du premier temps de l’investigation. Les résultats des analyses par tests t pour échantillons appariés sont présentés dans le tableau 17.

Facteur 1 Divertissement Facteur 2 Retour à soi-même Facteur 3 Appel à l’ima^aire

stat I - stat II .001 (TI û) NS NS

Facteur 4 Investissement de la famille Facteur 5 Sens de l’humour Facteur 6 Recherche de soutien spirituel stat I - stat II NS .012 (T II 0) NS Facteur 7 Expression sociale des

sentiments

Facteur 8 Expression colérique des

sentiments

Facteur 9

Recherche de soutien avec un prof.

stat I - stat II .000 (TI tt) .011 (TI 0) .012 (TI û)

Facteur 10 Altruisme Facteur 11 Résolution de problème en famille Facteur 12 Recherche de soutien auprès d’un professionnel

stat I - stat II .021 (Ti 0) NS NS

Facteur 13 Évitement

stat I - stat II NS

Tableau 17. Résultats des tests t établissant une éventuelle différence de moyenne aux facteurs (stratégies) de coping face à la situation de l’interrogation de statistique à venir, entre les deux temps d’investigation.

On observe des différences significatives dans Tutilisation rapportée des stratégies de coping face à l’interrogation de statistique d’un temps d’investigation à l’autre pour 6 des 13 stratégies. Il s’agit des facteurs « divertissement » (t = 3.282, dl = 119, p = .001), « sens de l’humour » (t = -2.554, dl = 120, p = .012), « expression sociale des sentiments » (t = 3.830, dl = 120, P < .000), « expression colérique des sentiments » (t = 2.590, dl = 117, p = .011), « recherche de soutien avec un professeur » (t = 2.545, dl = 121, p = .012), et enfin.

« altruisme » (t = 2.333, dl = 121, p = .021). L’utilisation de certaines stratégies de coping différeraient donc d’un temps d’investigation à l’autre, ce qui est concordant à notre sens avec les prévisions de Lazarus et Folkman. Mais qu’en est-il pour les autres ? Nous proposons la même explication que celle avancée lors de l’interprétation des résultats de l’hypothèse H1 c. : certaines stratégies de coping ne seraient peut-être pas du tout pertinentes dans le cadre de la situation de l’interrogation de statistique à venir, et dès lors, leur utilisation ne serait pas différenciée entre le premier temps et le seconde temps de l’investigation.

H3 Les stratégies de coping sont expliquées par la première évaluation et la