2ª Parte – Resultados
5.7 Resultados do Questionário
5.7.6. Performance e Empoderamento
1. Introduction
La modulation de l’action des glucocorticoïdes s’exerce à différents niveaux, tous susceptibles de
présenter une dysfonction. Brièvement, en amont se situe l’axe HPA dont la mobilisation peut être
défectueuse (i) au niveau central : défaut de stimulation et/ou sécrétion de CRF au niveau du PVN ; (ii) au
niveau périphérique : défaut de synthèse de POMC et/ou de sécrétion d’ACTH au niveau de l’hypophyse
antérieure, défaut de stimulation et/ou de sécrétion de corticostérone dans le cortex surrénal. En aval, la
disponibilité des glucocorticoïdes au cellules et leur activité intracellulaire (cytosolique ou nucléaire) sont
modulées par la CBG, les enzymes 11β-HSD et les récepteurs aux glucocorticoïdes.
Le premier point sur lequel il est important d’insister est l’inadéquation fondementale de la variable
de jugement. La corticostéronémie est une variable qui ne reflète pas nécessairement la qualité de la
réponse du signal des glucocorticoïdes puisque l’action de ces derniers est cellulaire et qu’une partie du
métabolisme glucocorticoïdergique est intracellulaire. Elle reflète le niveau d’activation de la chaîne HPA
et non son efficacité. Cette dernière s’apprécie par l’émergence d’une pathologie que nous avons explicitée
sous l’appellation d’intolérance à la chaleur. Le déficit de glucocorticoïdes plasmatiques n’est donc qu’un
maillon de chaîne, voire même du cercle vicieux, dont la prépondérance reste à vérifier, d’autant plus que
le niveau absolu est assez élevé chez les animaux intolérants par rapport aux valeurs basales.
2. La fonctionnalité de l’axe HPA
La fonctionnalité de l’axe HPA a déjà été discutée dans le chapitre précédent (III.B.2, page 130).
Aucune dysfonction majeure n’a été décelée aux différents niveaux de l’axe : la diminution de l’ACTH
plasmatique est en relation avec la dimunition de la corticostérone chez les animaux intolérants excluant
une déficience du cortex surrénalien. Cette diminution d’ACTH n’est en revanche pas en relation avec une
diminution de l’expression des ARNm de POMC ou de CRF (résultats à considérer avec précaution
compte tenu des facteurs confondants précédemment évoqués). En outre, la régulation de la mobilisation
de l’axe HPA est sous influence de nombreuses et complexes modulations non analysées. Néanmoins,
deux hypothèses peuvent être émises quant à la diminution de sécrétion d’ACTH : (i) une intégration
inadéquate des signaux de stress avec pour conséquence une réaction insuffisante en rapport à la charge
allostasique générée ou (ii) une incapacité de sécréter de nouvelles protéines car une puissance de crête a
déjà été atteinte (état de stress dépassé caractérisé par une évolution vers un épuisement rapide).
3. Disponibilité et métabolisme cellulaire des glucocorticoïdes
a. Disponibilité cellulaire des glucocorticoïdes
La disponibilité des glucocorticoïdes aux cellules est modulée en premier lieu par la CBG, qui, liée à
la corticostérone, la maintient sous forme inactive. Peu de données sont disponibles sur les effets de la
chaleur sur la CBG, une absence d’effet à 4h [194] ou une inhibition à 7 jours [189] sont observées. Il est
raisonnable de suspecter dans ce cas un effet similaire à celui du stress qui réduit la concentration de la
CBG 6,5 heures après « inescapable tail shok » [145] par une action des glucocorticoïdes via le récepteur
GR [461]. Cependant, les délais d’action de cet effet inhibiteur est trop long pour que ce mécanisme soit
impliqué dans une augmentation de la disponibilité des glucocorticoïdes aux cellules chez nos animaux
tolérants à la chaleur. Néanmoins, les intolérants à la chaleur peuvent présenter des concentrations de
CBG sanguine de base plus importante, une moindre efficacité de l’internalisation de la CBG complexée à
la corticostérone ou une synthèse locale intra-cellulaire de CBG plus élevée, les trois cas aboutissant à une
réduction de la signalisation glucocorticoïdergique et donc de leurs effets anti-inflammatoires.
Au niveau des cellules endothéliales des capillaires de la BHE, la P-glycoprotéine, produite par le
gène « multidrug-resistance gene » (MRD) protège le SNC de l’intrusion de substances systémiques dans le
cerveau via une exportation active [451]. L’accès des glucocorticoïdes endogènes au cerveau est aussi
contrôlé par ce transporteur [344, 373]. Les souris KO pour le gène MDR montrent une réduction de la
mobilisation de l’axe HPA, suggérant une augmentation du rétrocontrôle inhibiteur via une accumulation
de glucocorticoïdes au niveau des neurones hypohalamiques [344]. L’existence d’un polymorphisme du
concentration tissulaire et leur efficacité thérapeutique [197]. Le blocage de ces « transporteurs stéroïdiens
membranaires » provoque un effet anti-dépresseur [373]. Chez nos rats intolérants à la chaleur, une
surexpression de cette protéine pourrait réduire les concentrations de glucocorticoïdes au niveau du tissu
cérébral, réduisant ainsi leurs effets anti-inflammatoires et du même coup la tolérance à la chaleur.
b. Métabolisme cellulaire des glucocorticoïdes
Une véritable régulation locale du taux de glucocorticoïdes libres est exercée par la présence
intracellulaire des enzymes 11β-HSD : la 11β-HSD2 détruit la corticostérone en 11-déhydrocorticostérone
alors que la 11β-HSD1 la régénère [199] (II.C.2.b., page 49). Ce métabolisme est sensible au stress
puisqu’en aigu, il entraîne une activation de la 11β-HSD1 et une augmentation de son expression [199]. Le
dernier effet pourrait passer par une activation du complexe GR-glucocorticoïdes, étant donné que le gène
11β-HSD contient un promoteur GRE. Cependant, le délai d’apparition des protéines 11β-HSD1
fonctionnelles est probablement supérieur à 90 min puisqu’il est génomique. L’hypothèse d’un défaut
d’expression de la 11β-HSD1 en réponse à la chaleur reste peu probable chez les animaux intolérants, le
délai d’action de ce mécanisme étant trop long. Un défaut d’activité enzymatique de la 11β-HSD1 peut en
revanche être suspecté à l’origine de leur plus grande vulnérabilité. On peut aussi émettre l’hypothèse d’un
niveau basal de 11β-HSD1 anormalement faible chez les animaux intolérants.
c. Conclusion
Il peut donc exister un déséquilibre entre une demande excessive et une disponibilité insuffisante.
Ceci suggère qu’il puisse exister un cercle vicieux, la moindre disponibilité laissant la main aux mécanismes
cellulaires délétères, ce qui entraîne une augmentation de la demande qui ne peut être satisfaite…
4. La fonctionnalité des récepteurs aux glucocorticoïdes
a. Conséquences biologiques d’une dysfonction
La fonctionnalité des récepteurs aux glucocorticoïdes peut être altérée selon diverses modalités : (i)
une anomalie fonctionnelle d’un des récepteurs traduisant un polymorphisme de gène, (ii) une
modification du fonctionnement des récepteurs par les conditions du stress chaud. Dans tous les cas, il
survient un déséquilibre des 2 voies MR/GR conduisant à un signal mal équilibré dont le tableau
psychobiologique peut être esquissé sur la base des études de biologie moléculaire relatives aux animaux
rendus déficients aux GR. Les souris GR
+/-[394] et les souris knock-out GR [50] adoptent un
comportement dépressif lorsqu’elles sont exposées à des situations environnementales aversives,
représentant ainsi de bons modèles d’étude de dépression. 90% des souris knock-out GR ne sont pas
viables avec une insuffisance respiratoire [94].
b. Isoformes GR et polymorphisme génétique
Isoformes GR
L’existence de différents isoformes de GR serait impliquée dans la modulation de la signalisation des
glucocorticoïdes. Le gène GR contient 9 exons dont les premier et dernier sont soumis à des épissages
alternatifs, générant différents variants d’ARNm, parmi lesquels les GRα et β sont les deux plus
abondants. Le GRα est exprimé de manière ubiquitaire et fonctionnellement activé par les
glucocorticoïdes. Le GRβ, incapable de se lier aux glucocorticoïdes, ne peut activer la transcription et
inhibe même l’action du GRα. Sa distribution est en revanche plus sélective et se trouve à des
concentrations généralement inférieures à celles des GRα [119, 128, 402, 546]. Le niveau relatif de ces
isoformes influence donc la sensibilité des cellules aux glucocorticoïdes et le rendement de la transduction
du signal glucocorticoïdes. Une diminution de la synthèse de GRβ pourrait être associée à une
hypersensibilité aux glucocorticoïdes alors qu’une forte expression des GRβ, par exemple sous une
stimulation par IL-2 et IL-4 [412], pourrait s’accompagner d’une relative résistance aux glucocorticoïdes.
Polymorphisme génétique
Chez l’homme, certaines mutations du gène codant pour le GR sont associées à l’émergence de
pathologies cardio-vasculaires et métaboliques et dépressives. A un moindre degré, ce polymorphisme est
responsable de la variabilité de la sensibilité aux glucocorticoïdes observée dans la population normale par
la modulation des capacités de transactivation et de transrépression des GR [119, 206, 410, 490-492, 528,
546]. Les polymorphismes N363S et BclI sont associés à une hypersensibilité aux glucocorticoïdes,
conduisant à une élévation de l’index de masse corporelle, une hypersensibilité à la sécrétion d’insuline et
une augmentation des taux de cholestérol (syndrome métabolique [402]). Inversement, le polymorphisme
ER22/23EK est associé à une résistance aux glucocorticoïdes modérée, conduisant à un meilleur équilibre
métabolique et un risque de démence réduit chez les personnes âgées [492]. Enfin, les porteurs des
polymorphismes BclI et ER22/23EK sont plus susceptibles de développer un syndrome dépressif [490].
Conséquences dans la tolérance à la chaleur
Chez nos animaux non triés génétiquement (OFA Sprague-Dawley fournis par Iffa Credo–Charles
River, élévation de l’Arbresles), il est possible que les isoformes et le polymorphisme interviennent dans la
modulation de la signalisation des glucocorticoïdes et donc prennent une responsabilité dans l’apparition
de l’intolérance à la chaleur. En effet, une résistance aux glucocorticoïdes peut conduire à une moindre
activité anti-inflammatoire (moindre activation de la transcription des ARNm IκB, réduction de la
répression des ARNm IL-1β et TNF-α par la voie NF-κB et par voie directe) et donc une moindre
tolérance à la chaleur. Cette hypothèse appelle une analyse des différents récepteurs exprimés par les
animaux en fonction de leur statut.
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Aspectos teóricos e metodológicos do teatro social: sua aplicação numa comunidade de jovens do Baixo Alentejo
(páginas 169-172)